Le Centre Indira Gandhi pour la culture indienne (IGCIC) ouvre ses portes aux enfants et aux jeunes mauriciens dans un esprit de partage et d’intégration. Au courant de la semaine, quatre groupes, dont trois de centres spécialisés qui s’occupent des enfants à problèmes, étaient conviés pour une demi-journée d’activités au centre de Phoenix. Une initiative conjointe du Muslim Ladies Council (MLC) et du IGCIC.
Application de mehndi, peinture sur visage, lecture de contes et récitation de poésies, jeux divers, château gonflable sont autant d’activités auxquelles se sont adonnés, en groupe et à tour de rôle, les 170 enfants du Centre d’éducation et de développement pour les enfants mauriciens (CEDEM), la Ranger Foundation de Vacoas, le SSR Disability Centre de Triolet et l’école maternelle port-louisienne Papillon rouge. Une demi-journée de bonheur à entendre les participants.
Installés sur des tapis de couleur vert pomme étendus sur le sol d’une des salles polyvalentes du centre, une douzaine d’enfants du SSR Disability Centre écoutent attentivement la bibliothécaire Ragini Awootar raconter l’histoire de Blanche Neige. Les quatre histoires – Boucle d’Or, Le Petit chaperon rouge, Blanche Neige et Peter Pan – au programme mardi matin sont en version bilingue, anglais et français. La conteuse n’hésite pas à répéter certaines situations en kreol pour s’assurer qu’ils comprennent. Et ce, avec une poupée de chiffon réversible en main, à mesure qu’elle progresse.
Les enfants ont l’occasion de voir les personnages principaux : tantôt Blanche Neige dans sa grande robe autour de laquelle sont cousus les sept nains, tantôt la méchante belle-mère qui lui apporte une pomme rouge. Jovials et connaissant déjà les histoires, les participants répondent sans hésiter aux questions de Ragini Awootar.
À l’extérieur de cette salle, un jeu de serpent grandeur nature est installé sur le sol. Le dé à être lancé par le participant est cousu dans du tissu. Dans le hall d’entrée, des enfants s’amusent à se faire peindre le visage ou à se mettre du mehndi sur la paume de la main. Dehors, certains ont trouvé leur bonheur dans le château gonflable. « C’est ce que j’ai préféré », soutient Ilaan Chota du CEDEM. Hans Groodoyal, du même établissement, a, quant à lui, profité pour se faire dessiner des étoiles sur le visage : une bleue et des petites de couleur rouge. « C’est joli ! », affirme-t-il lorsqu’on lui demande pourquoi il a choisi des étoiles.
« J’ai récité une poésie et j’ai bien aimé le mehndi », lance pour sa part avec volubilité Vedanee, âgée de 15 ans et fréquentant le SSR Disability Centre. « Depuis que je suis petite, j’aime le mehndi », poursuit-elle en nous montrant le dessin sur la paume de sa main. La jeune fille se passionne également pour la danse et les travaux d’artisanat qu’elle apprend au centre. La majorité des filles rencontrées ont préféré l’application du henné. D’autres ont apprécié les poésies qu’elles ont récitées devant leurs amis. Elles n’hésitent d’ailleurs pas à les répéter. Idem pour Eddy de la Ranger Foundation, atteint de handicap physique. La petite Rachel, pour sa part, retient, l’histoire du Petit Chaperon Rouge et de la poupée en chiffon qui l’accompagnait. « J’ai bien aimé Le Petit Chaperon Rouge aussi », renchérit la petite Zaifa de l’école Papillon rouge, alors que Nabeehah toute timide, hésite à placer un mot. Zaifa avance qu’elle connaissait déjà l’histoire. « Mo mama ti rakont mwa », dit-elle.
La matinée a pris fin avec la projection d’un film pour enfant dans l’auditorium du centre. Des cadeaux et bonbons ont ensuite été distribués aux participants.