S’il y a deux victoires qui ont suscité des commentaires dernièrement, ce sont celles de Rasheed lors de la 2e journée et Balse samedi dernier. Ce qui a poussé les turfistes à s’interroger sur ces succès, c’est que la participation des deux chevaux était douteuse et il était même question qu’ils soient tout simplement retirés. Turf Magazine a effectué une petite enquête auprès des concernés pour essayer d’éclairer ses lecteurs et les turfistes en général.
Que s’est-t-il exactement passé en ce qui concerne Rasheed. Le cheval de Vincent Allet « est connu pour ne pas être cent pour cent sain », déclare le Dr Bourdet. Ainsi, vendredi matin, la veille de la deuxième journée, il a été examiné par le vétérinaire en chef. Si, au premier passage, il a démontré qu’il avait effectivement une gêne, le Dr Christian Bourdet a trouvé que le hongre alezan était mieux après avoir effectué quelques trots sur l’asphalte.
Du côté de l’entraîneur, il nous revient que « Rasheed avait été ferré mercredi alors qu’il avait travaillé la veille. » Selon ses dires, « l’ongle » du cheval avait été coupé de trop près et les clous l’incommodèrent alors, d’où la gêne qui fut constatée. »
Vincent Allet devait aussi affirmer qu’il avait demandé au Dr Bourdet de ne prendre aucun risque et que s’il avait un doute quant au fitness du cheval, de le retirer tout simplement de la course.
En attendant que la décision finale ne fut prise, les commentaires sont allés bon train et la majorité des turfistes a eu tendance à penser que Rasheed ne serait pas de la partie. Il nous revient que des SMS auraient même été adressés au General Manager Benoît Halbwachs concernant ce non retrait.
Satisfaction au sujet du fitness
Le samedi 11 dernier vers 13h, Rasheed est à nouveau inspecté par le Dr Christian Bourdet et il est déclaré fit à participer à la cinquième course qu’il a remportée après haute lutte.
En ce qui concerne Balse, c’est le chef palefrenier de Patrick Merven ou le palefrenier du cheval qui a alerté le département de sécurité pour l’avertir que le gris avait donné un coup de pied dans un mur et semblait souffrir.
C’est le maréchal — ferrant du club qui s’est déplacé en premier pour effectivement constater que le cheval boitait et qu’il avait aussi déplacé un de ses fers.
Le Dr Christian Bourdet nous déclare avoir alors demandé « que le fer soit enlevé et qu’un cataplasme de son et de sel d’Epsom soit appliqué au niveau du sabot et que le boulet soit bandé ».
Le lendemain matin, vers 5h45, Balse fut examiné par le Dr Bourdet qui trouva alors que « l’enflure avait disparu et que le cheval était cent pour cent fit pour participer à la course. J’ai demandé qu’il soit ferré et j’ai alors constaté qu’il ne donnait aucun signe de boiterie. J’ai par la suite averti le General Manager que Balse était apte à participer à la cinquième course. »
Questionné sur le fait que les retraits de ces deux chevaux allaient causer l’annulation de leur course respective, Christian Bourdet a trouvé qu’il était normal « d’accorder un temps moratoire de douze heures au cheval pour se remettre. Mais en cas de doute,  j’aurais procédé à leur retrait », a-t-il souligné avant d’ajouter avec son franc-parler habituel « … j’ai eu raison… »