L’Independence Day, commémorant la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 des Etats-Unis vis-à-vis de la Grande-Bretagne, a été marqué hier par une réception donnée par le chargé d’affaires, Mark L. Asquino, en la résidence de l’ambassadeur américain à Vacoas hier soir.
Comme il avait annoncé au Parlement mardi, le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, a tenu à être présent à cette réception afin de démontrer les bonnes relations prévalant entre les Etats-Unis et Maurice. Il était présent, pour les mêmes raisons, à la réception offerte à l’occasion de l’anniversaire de la reine Elizabeth II par le haut-commissaire britannique, Jonathan Drew, à la Westminster House le 16 juin dernier.
A l’issue de la cérémonie protocolaire, durant laquelle la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, a offert un toast au président des Etats-Unis et au peuple américain, le Premier ministre s’est longuement entretenu avec le chargé d’affaires américain. Interrogé par la presse au moment de son départ, sir Anerood Jugnauth s’est contenté de dire qu’il communiquera « en temps et lieux » sur la question des Chagos. Dans un ultimatum lancé au Parlement, sir Anerood Jugnauth avait donné jusqu’au 30 juin à la Grande-Bretagne pour donner une indication quant à la date à laquelle elle comptait permettre à Maurice d’exercer sa souveraineté sur les Chagos, faute de quoi le gouvernement comptait recourir à l’Assemblée générale des Nations Unies afin de porter le contentieux sur les Chagos devant la Cour internationale de justice.
Interrogé par la presse hier, le nouveau chargé d’affaires américain, qui est arrivé à Maurice il y a deux jours, en remplacement de Jane Salatko – qui quitte le pays aujourd’hui –, a fait comprendre que la question des Chagos relève des relations bilatérales avec la Grande-Bretagne. Il a précisé que, de toutes les façons, il s’en tenait au communiqué conjoint diffusé vendredi dernier par la haute commission britannique et l’ambassade américaine à ce sujet. Il a expliqué que les relations bilatérales entre Maurice et les Etats-Unis sont « très riches » et touchent différents domaines. Cependant, a-t-il fait comprendre, « entre amis, on peut avoir des désaccords tout en entretenant de bonnes relations amicales ». M. Asquino a également annoncé la visite prochaine de la scientifique américaine et biologiste de la flore marine, Jane Lubchenco, qui donnera des conférences sur l’environnement marin à Maurice.
Le haut-commissaire britannique, présent à la réception d’hier, a profité de l’occasion pour faire une déclaration à la presse dans le but d’annoncer avoir demandé au Premier ministre mauricien d’étendre le délai donné à la Grande-Bretagne. « En Grande-Bretagne, nous avons connu un changement phénoménal, tant en ce qui concerne la politique qu’en ce qui concerne notre place au sein de l’Union européenne. Nous pensons pouvoir reprendre la question avec Maurice et poursuivre les discussions qui ont déjà commencé. J’espère que le Premier ministre nous donnera un peu plus de temps avant qu’on puisse reprendre les discussions », a-t-il affirmé.