Les expatriés indiens munis de drapeaux et arborant les couleurs de l’Inde se sont rendus en masse hier matin au centre culturel Indira Gandhi à Phoenix pour assister à la cérémonie du drapeau dans le cadre du 65e anniversaire de l’indépendance de l’Inde. Des membres du corps diplomatique, des ouvriers indiens et des officiers de la marine indienne ont bravé le mauvais temps pour assister à cette cérémonie.
Le haut commissaire de l’Inde à Maurice T.P. Seetharam a procédé à la cérémonie du lever du drapeau et a ensuite donné lecture du discours du nouveau président indien, Pranad Mukherjee. La bataille pour l’indépendance de l’Inde, dit celui-ci, a été gagnée par une génération de géants menés par Mahatma Gandhi qui a lutté avec conviction et abnégation contre les superpuissances de l’époque. Le dernier rappel, Jai Hind, pour la victoire a été donné par Subhas Chandra Bose. Le pandit Jawaharlal Nehru, Baba Saheb Ambedkar, Sardar Vallabhbhai Patel, Maulana Abul Kalam Azad et Sarojni Naidu ont tracé la voie pour une Inde indépendante.
Pranad Mukherjee, vétéran de la politique qui est entré à Rashtrapati Bhavan, a également fait allusion à la croisade menée par Anna Hazare et Baba Ramdev contre la corruption en Inde.
La colère contre la corruption est légitime mais il y aura le chaos si les mouvements de rue deviennent endémiques, dit-il. La colère contre la pandémie amère de la corruption est légitime car ce fléau porte atteinte à la capacité et le potentiel de la nation. Il y a un moment où les gens perdent patience mais cela ne peut devenir une excuse pour une attaque contre les institutions démocratiques.
Le président indien a aussi affirmé que « nos institutions peuvent avoir souffert de la fatigue du temps, la réponse n’est pas de détruire ce qui a été construit mais de repenser afin qu’elles deviennent plus fortes qu’avant ». « Lorsque l’autorité devient autoritaire, la démocratie souffre mais lorsque les protestations deviennent endémiques nous en sommes à flirter avec le chaos ». L’humeur démocratique appelle à la dignité du comportement et à la tolérance des opinions contraires. La démocratie, a-t-il souligné, a été bénie avec une occasion unique pour le redressement des griefs par le biais d’élections libres.
L’Inde est sur la voie du progrès économique en dépit de la crise financière mondiale, souligne le président indien. Il a aussi fait allusion à la violence à Assam. « La violence n’est pas une option, la violence est une invitation à une plus grande violence ».