Sudhir Vyas, secrétaire pour les affaires économiques au ministère indien des Affaires étrangères et président du groupe de hauts officiels de l’Indian Ocean Rim Association, a mis l’accent ce matin sur l’importance stratégique de l’océan Indien pour le transport maritime, la sécurité maritime, l’économie internationale et régionale et la recherche scientifique. C’était lors de l’inauguration du secrétariat de la COI et l’ouverture officielle de la réunion des hauts officiels de l’IOR par le ministre des Affaires étrangères. Arvin Boolell a souhaité que l’association régionale sollicite un statut d’observateur auprès de l’Union africaine, de la SADC et du COMESA.
Le haut officiel indien qui participait à cette cérémonie à NeXTeracom Building à Ébène — qui accueille la majorité des institutions financières traitant avec la Grande péninsule employant plusieurs milliers de personnes — a insisté sur les six priorités de l’Indian Ocean Rim Association (IOR) comme définies l’année dernière par le conseil des ministres à Bangalore. Il s’agit de la sécurité maritime et de la sécurité régionale, de la facilitation du commerce et de l’investissement, de l’industrie de la pêche, de la coopération dans le domaine de prévision des catastrophes naturelles, de la coopération dans le domaine académique et de la recherche et la coopération au plan touristique et culturel.
Sudhir Vyas a observé que l’objectif de l’IOR consiste à transformer la vie des populations vivant dans la région de l’océan Indien. « Les possibilités sont immenses et l’Inde en collaboration avec tous les partenaires régionaux feront tout pour libérer les potentiels existants », a dit le secrétaire pour les affaires économiques au ministère indien des Affaires étrangères.
Sudhir Vyas a rappelé que c’est à l’initiative de Maurice que l’IOR-ARC a vu le jour il y a 15 ans. Il est question de définir les priorités communes des pays de la région car ils font tous face aux mêmes défis. Parmi : la coopération économique, le partage de l’espace maritime et le développement soutenu des pays concernés. Selon lui, il s’agit de l’unique plateforme permettant de couvrir toute cette partie du monde qui comprend trois continents de l’Afrique du Sud à l’Iran, en passant par le Yémen et les Émirats, de l’Inde à l’Australie et le sud-est asiatique. Il a rendu hommage au gouvernement mauricien à travers le ministre des Affaires étrangères mauricien pour l’effort déployé en vue permettre à l’IOR de progresser.
De son côté, Arvin Boolell a comparé l’IOR à un pont reliant tous les pays du pourtour de l’océan Indien. Le ministre des Affaires étrangères est revenu sur les différentes priorités de l’association, dont la sécurité maritime et le commerce. « Avec 19 pays d’une grande diversité et d’une dimension culturelle incroyable, les occasions sont considérables », a-t-il dit. L’organisation ayant atteint sa vitesse de croisière, a-t-il ajouté, il est désormais important d’avoir un regard sur l’Afrique consolidant la position de Maurice comme portail vers le continent africain qui représente deux milliards d’habitants et un commerce intrarégional estimé à 777 milliards de dollars.
Le secrétaire général de l’OIR, M. Bhagirath, a quant à lui déclaré que c’est la première fois depuis 1998 que Maurice accueille une réunion de hauts officiels. Cette réunion sera consacrée à la mise en oeuvre des priorités définies par le conseil des ministres de l’association. Elle se penchera aussi sur la nécessité de revoir le nom de l’association et l’agenda de la prochaine réunion.