La surveillance de la pêche dans la région de l’océan Indien fera l’objet d’un accord tripartite lundi entre l’Union européenne (UE), la Commission de l’océan Indien (COI) et Maurice. Cet accord portera sur des ressources financières d’un montant de Rs 100 millions (2,5 millions d’euros). Une somme de Rs 60 M proviendra de l’UE et le solde restant, soit Rs 40 M, de six pays de la région, dont Maurice.
Le plan régional de surveillance des pêches a été mis en place en 2007 par la COI et ses cinq pays membres grâce au financement de l’UE. L’UE avait déjà subventionné quelques pays de la région pour la surveillance de la pêche à hauteur d’un million d’euros en 2013. En 2014, le Kenya et la Tanzanie se sont joints aux membres de l’Unité de coordination en vue de rajouter leurs zones à celles déjà surveillées par la COI.
La cérémonie de signature entre l’UE, la COI et Maurice, prévue lundi, viendra clore la série de signatures tripartites qui a eu lieu aux Comores, au Kenya, à Madagascar, aux Seychelles et en Tanzanie. C’est la première fois que Maurice, qui a apporté une contribution financière importance à ce projet,  bénéficie de ce genre de subvention de la part de l’UE.
L’objectif général du programme de surveillance est de lutter en coopération à l’échelle régionale contre la pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN) pour faire respecter les législations nationales et régionales de gestion des pêches et encadrer des activités de pêches durables dans l’océan Indien. Il s’agit de rechercher et faire cesser les infractions dans un esprit de « tolérance zéro » vis-à-vis de la pêche illégale.
L’objectif spécifique est de mutualiser les ressources existantes des États côtiers de la région afin de consolider et pérenniser leur dispositif intergouvernemental opérationnel de contrôle et de surveillance régionale des pêches. La surveillance et les interventions sont effectuées grâce aux patrouilles de navires et, éventuellement, des avions qui sont appelés à survoler la région. L’océan Indien est le deuxième plus grand fournisseur de thons au niveau mondial. Avec sa production domestique cumulée de 280 000 tonnes par an, la pêche représente une source non seulement d’emplois et de richesses économiques, mais joue également un rôle significatif dans la sécurité alimentaire de la région. Près de 400 000 familles vivent de la pêche artisanale dans les 5 pays membres de la COI.