Cette conférence sera organisée conjointement avec l’Institut d’océanographie de Maurice et l’Institut océanographique de Xiamen (Chine). Outre les gouvernements et les institutions publiques, une forte participation du secteur privé à cette rencontre est également attendue.
« La stratégie de développement des pays de la région repose principalement sur l’exploitation et la gestion de l’espace terrestre alors même qu’ils disposent d’une zone économique exclusive de plus 5 millions de km2, un véritable Eldorado », a observé récemment le président seychellois James Michel. L’objectif de la conférence sera de déterminer les axes de coopération régionale nécessaires à l’exploitation durable et optimale de notre espace océanique.
Par ailleurs, des chefs d’États et de gouvernement ainsi que des hauts officiels du gouvernement ont participé hier, à Abu Dhabi, à une conférence dédiée à l’économie bleue.
L’enjeu de cette conférence était de mobiliser les pays et les partenaires de développement autour de ce concept, de prendre la mesure du potentiel de croissance des économies océaniques et d’identifier des mécanismes de financements innovants. Le gouvernement mauricien est représenté à cette réunion par Milan Meetharban, représentant de Maurice auprès des Nations unies à New York.
Dans une intervention faite hier, Jean-Claude de l’Estrac a souligné qu’un des défis le plus urgent auquel les pays de la région sont appelés à faire face est de limiter les dégâts causés par le changement climatique. « Notre région fait partie des 34 hot spots de la planète. Ce qui veut dire qu’elle dispose d’un environnement naturel unique qui est toutefois menacé par les effets du changement climatique. Nous travaillons sur l’élaboration des plans d’adaptation et de résilience et attirons le savoir-faire spécialisé et les ressources nécessaires », a déclaré Jean-Claude de l’Estrac. Il a aussi observé qu’un million de tonnes de poissons représentant une valeur de 2 milliards de dollars (Rs 60 milliards) sont produites dans la région. Il a d’autre part tiré la sonnette d’alarme contre le fait que seulement 10 % des revenus des produits de pêche vont aux pays de la région et a annoncé que cette question sera abordée lors de la réunion du SIDS à Samoa.
Par ailleurs, l’économie océanique sera évoquée lors de la troisième Conférence internationale des Nations unies sur les Petits États insulaires en développement (PEID), prévue en septembre à Samoa. 2014 a été décrétée officiellement « Année des Petits États insulaires en développement » par les Nations unies.
Ce sommet, explique le SG de la COI, doit permettre aux PEID de bénéficier d’opportunités de financement multilatérales. « Je pense en particulier aux modalités d’accès au Fonds d’adaptation au changement climatique qui devrait être doté de 100 milliards de dollars d’ici 2020 », a lancé Jean-Claude de l’Estrac. « Il est impératif de convaincre la communauté internationale que le coût négligeable que représenterait un traitement spécial des PEID constitue un investissement au bénéfice des équilibres naturels et humains de la planète ». Enfin, dit-il, l’économie bleue doit être mise en avant comme levier indispensable à une croissance durable des États insulaires.