Maurice et La Réunion ont beaucoup en partage, a souligné cette semaine le ministre des Affaires étrangères, Étienne Sinatambou, qui procédait à l’ouverture d’une antenne de la Région Réunion à Ébène. Le sénateur et président de la Région Réunion Didier Robert et l’ambassadeur de France Laurent Garnier étaient également présents.
L’Antenne de la Région Réunion a pour vocation de renforcer les relations entre Maurice et le Département de La Réunion dans un cadre formel et en lui insufflant une nouvelle dynamique. Cette ouverture s’inscrit également dans le cadre de l’accord entre Maurice et la France sur la coopération régionale de La Réunion.
L’antenne servira aussi de relais de coordination entre nos deux îles, qualifiées d’îles soeurs.
Dans son discours Étienne Sinatambou a observé que Maurice et la Réunion ont beaucoup en partage. « Elles ont les mêmes origines géologiques et une histoire commune. Nos rivages sont baignés par les mêmes eaux océaniques. Nous appartenons toutes deux à cet espace commun qu’est la Commission de l’océan Indien », a dit le ministre des Affaires étrangères.
« Et pourtant, malgré ces éléments en commun et en partage, malgré les nombreuses passerelles humaines qui ont tissé un réseau qui ne cesse de s’étoffer entre nos îles, force est de reconnaître que, alors que nous nous disons si proches, nous souffrons quelquefois d’une méconnaissance de nos capacités et de nos offres mutuelles », a-t-il fait remarquer.
C’est la raison pour laquelle, a-t-il poursuivi, que Maurice et La Réunion ont décidé qu’au-delà d’un renforcement des liens commerciaux, il importe d’élargir nos horizons et de cibler de nouveaux marchés, notamment en Afrique.
Maurice et La Réunion ont chacune leurs ressources propres. Maurice offre des ouvertures vers les blocs régionaux que sont la SADC et le COMESA, et les immensités de notre continent africain, au sens le plus large.
De son côté par sa double appartenance à la France et à l’Union européenne, La Réunion possède des attraits et offre des opportunités qui peuvent répondre aux attentes et aux besoins de divers secteurs d’activité de Maurice.
« Nous avons là tout ce qu’il faut pour instaurer une synergie institutionnelle, afin de puiser la compétence de La Réunion et les capacités d’export des entreprises mauriciennes sur le continent africain. Il s’agit en somme de puiser, de façon optimale, du potentiel de notre complémentarité stratégique », a insisté le ministre.
Étienne Sinatambou a insisté sur l’importance de définir une politique commune qui va s’appuyer sur des secteurs à fort potentiel de développement dans les années à venir, tels les énergies renouvelables et les biotechnologies, pour le développement de marchés niche, l’objectif final étant de créer de la richesse et des emplois dans nos deux îles.