L’appréciation de la roupie notée en novembre 2014 s’est poursuivie le mois suivant, annonce la Banque de Maurice (BoM) qui a rendu publique hier l’évolution du Mauritius Exchange Rate Index (MERI) pour le mois de décembre 2014.
Le MERI est une mesure pondérée des taux de change de la roupie mauricienne par rapport aux monnaies des pays dont le poids dans nos échanges commerciaux est très important. Selon la BoM, le MERI-1, qui est basé exclusivement sur la répartition de ces devises dans nos échanges commerciaux, est passé de 94,646 points en novembre à 94,376 points en décembre, un repli de l’indice signifiant une appréciation de notre monnaie… Le MERI-1 était à 95,017 points en octobre 2014, soit son niveau le plus haut de l’année.
La banque centrale publie également un autre indicateur, le MERI-2, qui reflète à la répartition des devises dans les transactions commerciales aussi bien que dans les revenus touristiques. Le MERI-2 est passé de 94,550 points en octobre, à 94,137 points en novembre, puis à 93,815 points le mois dernier.
Les données recueillies par la BoM concernant l’évolution des taux de change des principales devises montrent que la roupie a cédé le pas vis-à-vis du dollar américain en décembre 2014, le taux de change moyen passant de Rs 31.9031 à Rs 32.0977. Cependant, la roupie s’est renchérie vis-à-vis de l’euro (de Rs 39.7193 à Rs 39.0177), de la livre sterling (de Rs 50.1182 à Rs 49.9403), du yen japonais (de Rs 27.1894 à Rs 27.0521), du rand sud-africain (de Rs 2.9278 à Rs 2.805) et du dollar australien (de Rs 27.2265 à Rs 26.4392).
Par ailleurs, le raffermissement du dollar se maintient. Hier, le billet vert était offert à la vente au cours moyen de Rs 32.4599. L’euro, par contre, est descendu à Rs 38.3176. Recul aussi de la livre sterling à Rs 48.9813.
Les cambistes faisaient ressortir en fin de semaine que l’euro était proche de son niveau le plus bas depuis neuf ans et que les investisseurs attendaient des mesures de la Banque Centrale Européenne (BCE) pour lutter contre les pressions déflationnistes dans la zone euro.