Le président de la Mauritius Fair-trade Federation Cooperative Ltd (MFFC), Sooriadehoo Punchu, a déclaré au Mauricien que le mouvement du commerce équitable gagne « de plus en plus de popularité » auprès des petits producteurs de cannes à sucre. Déjà, 27 sociétés coopératives – regroupant environ 5 000 petits producteurs – sont certifiées sous le label du commerce équitable pour la production sucrière, alors qu’elles n’étaient que cinq en 2009.
Le commerce équitable, c’est lorsque les producteurs produisent en respectant les normes, surtout environnementales, tout en étant engagés dans le développement communautaire là où ils opèrent. Selon M. Punchu, les 27 sociétés coopératives ont produit un total de 21 000 tonnes de sucre en 2013 sous le label du commerce équitable. Selon lui, les producteurs sont encouragés à travailler en “cluster” afin de pouvoir partager leur expérience dans le domaine.
M. Punchu dit que, sous cette certification, les producteurs sont appelés à développer les bonnes pratiques agricoles que sont l’amélioration de la fertilité du sol, la compréhension et les compétences sur l’utilisation saine des pesticides et d’autres produits chimiques, dont la manière de se débarrasser des conteneurs vides des produits chimiques, ainsi qu’un plan de gestion intégrée des maladies pour la production de cannes à sucre. Cette certification, obtenue d’une firme internationale, FLO-CERT, qui mène l’audit requis, leur permet de bénéficier d’un revenu additionnel de USD 60 de plus par tonne de sucre sur le prix normal et exportée sur le marché européen.?« Le commerce équitable a plusieurs objectifs, dont le partage des profits parmi les membres et le développement des terres et des meilleures méthodes de culture de cannes à sucre. Il vise aussi à ajouter de la valeur aux produits sucriers, augmenter la profitabilité, renforcer la chaine des valeurs et développer des partenariats stratégiques », a-t-il déclaré. Pour cela, les producteurs bénéficient d’un prix stable pour leur sucre et de primes pour le développement. Cela permet aussi d’autonomiser les travailleurs et les producteurs. C’est dans cette optique, ainsi que pour mieux faire comprendre le commerce équitable, que la MFFC a organisé la semaine dernière un atelier de deux jours au cours duquel le représentant de FLO-CERT, Jean-Philippe Zanavelo, a expliqué, dans les détails, la démarche du commerce équitable.