La campagne sucrière 2012 démarre le jeudi 21 juin dans les secteurs Est et Sud, avec la mise en route des usines de FUEL et d’Omnicane (La Baraque). Selon les indications disponibles à ce jour, la récolte sucrière devrait se terminer durant la troisième semaine de décembre, soit au bout de 28 semaines.
Contrairement à la campagne 2011, durant laquelle la canne avait subi une longue période de sécheresse jusqu’à fin décembre 2010, la campagne 2012 a connu des conditions climatiques favorables en début de période de croissance, résultant à fin décembre 2011 en une hauteur de canne de plus de 22 % supérieure par rapport décembre 2010. Cette croissance de 22 % a cependant été perdue durant les premiers mois de l’année 2012 en raison d’une forte baisse de la pluviométrie dans le Nord et l’Ouest et, dans une moindre mesure, dans le Sud, de sorte qu’à fin mars, la hauteur moyenne de la canne était inférieure de 8 % par rapport à mars 2011.
Avec l’amélioration des conditions climatiques en avril, la pousse s’est améliorée permettant un certain rattrapage au niveau de la hauteur de la canne dans certaines régions du pays. Toutefois, tel n’a pas été le cas pour le mois de mai et ce malgré des conditions climatiques favorables. Il ressort des dernières analyses que les régions du Nord et de l’Ouest les plus affectées par la sécheresse, peinent à rattraper le retard.
La production sucrière pour 2012 est estimée à 410 000 tonnes sur la base d’une production de canne d’environ 4 millions de tonnes. À titre de comparaison : en 2011, des 4,22 millions de tonnes de canne récoltées, la production de sucre s’est élevée à quelque 435 309 tonnes. Cette première estimation de la récolte a été établie à l’issue de la première réunion hier du Crop Estimate Coordinating Committee, présidée par la Chambre d’Agriculture. Ce comité regroupe le Mauritius Sugar Industry Research Institute, les établissements sucriers, la Farmers Service Corporation, le Sugar Insurance Fund Board, la Mauritius Cane Industry Authority et le ministère de l’Agro-industrie.
La Chambre d’Agriculture assurera un suivi régulier de la situation et réunira à nouveau les parties concernées au début du mois d’août.