Le Near Infrared Cane Testing System a été lancé à Maurice, lors d’une cérémonie officielle au laboratoire du Control and Arbitration Department, à Omnicane, La Baraque, L’Escalier, hier, par le ministre de l’Agro-industrie et de la sécurité alimentaire Satish Faugoo. Sept Automated Cane Analysers de la marque Jeffco InfraCana II seront opérationnels dans cinq laboratoires de cette industrie : deux à Terra, deux chez Alteo-FUEL, un à Médine, un chez Omnicane et un à Union-St Aubin. « L’introduction de ce nouveau système d’analyse inspire confiance et transparence », a déclaré M. Faugoo à cette occasion.
« Si on met en oeuvre le processus de réforme efficacement, il n’y aura pas de problème. Avec l’introduction du Near Infrared Cane Testing System à Maurice, le pays franchit une étape supérieure dans la mesure où ce nouveau système d’analyse inspire confiance et transparence. Ce système laisse peu de place à l’erreur car c’est une technologie moderne, nécessitant moins d’intervention humaine », a dit le ministre, avant de rappeler que ce projet a coûté Rs 125M.
Satish Faugoo a demandé aux planteurs de réfléchir sur l’avenir de cette industrie. « En 2006, compte tenu de la baisse de 36 % de prix du sucre sur le marché européen, nous avions cru à la fin de l’industrie sucrière. Mais, nous avons pu résister. Nous avons oeuvré en partenariat, ici ainsi qu’au niveau de l’ACP-UE. Chaque enjeu qui émerge peut être transformé en opportunité. Actuellement, nous sommes confrontés à un autre enjeu qui est l’abolition du quota de sucre sur le marché européen. Est-ce la fin ? Non », a-t-il déclaré. Le ministre a insisté sur la nécessité d’accentuer sur la valeur ajoutée et de se débarrasser d’un modèle vieux de 100 ans et de revoir le fonctionnement des organismes de l’industrie cannière. Citant l’exemple du Brésil, le ministre a dit que Maurice doit s’engager dans la recherche et donner plus de valeur ajoutée aux produits de l’industrie cannière.
M. Faugoo a, par ailleurs, partagé l’argument avancé par le CEO d’Omnicane, Jacques d’Unienville, sur la situation paradoxale qui prévaut dans le secteur sucrier avec, d’une part, « un secteur marqué par la réforme avec de gros investissements et beaucoup d’encouragements et d’autre part, un secteur miné par beaucoup d’abandon. »
Pour le CEO d’Omnicane, la libéralisation du quota de sucre de betteraves sur le marché européen constituera un coup dur pour les producteurs de sucre de canne. « L’UE produit 17 millions de tonnes de sucre de betteraves pour une consommation de 17 millions de tonnes. Où est notre part ? » s’est-il interrogé, avant d’insister : « C’est dans cette perspective que nous devons conjuguer nos efforts en vue de faire avancer l’industrie cannière. »