Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, a demandé aux petits planteurs de ne pas abandonner leurs terres car « l’industrie cannière est promise à un bel avenir ». « Le gouvernement est à votre écoute », leur a-t-il déclaré, hier après-midi, à Port-Louis, lors de la signature d’un accord entre le Syndicat des Sucres et la Banque de Maurice portant sur l’octroi d’une avance de 80 % des recettes de sucre pour la récolte 2012 aux planteurs.
« Certains planteurs abandonnent carrément leurs plantations, d’autres les convertissent dans d’autres cultures. Cela a réduit la production de sucre à 400 000 tonnes par an, ce qui est considérable », a déclaré d’emblée Xavier Duval. Il a fait ressortir que l’objectif du plan de dix ans initié par le ministère de l’Agro-industrie est de revenir à une production de 500 000 tonnes de sucre par an, cela en encourageant les planteurs à revenir vers cette culture. Le vice-Premier ministre affirme que l’industrie cannière a besoin de masse critique pour fonctionner convenablement « si l’on veut d’une industrie basée sur la canne à sucre et si l’on veut produire de l’éthanol, de l’électricité et du rhum. »
Xavier Duval a rappelé que suivant la fin du Protocole Sucre, de nombreux pays ont abandonné leur industrie sucrière mais celle-ci est un succès à Maurice. « La vie d’un planteur n’est pas facile. Vous faites face à de nombreux problèmes et c’est pour cela que le gouvernement vous écoute de manière spéciale et fait de son mieux pour vous aider à poursuivre votre activité », a-t-il déclaré aux planteurs présents.
Tout comme l’année dernière, le vice-Premier ministre a affirmé que cette année également la Banque de Maurice avancera 80 % des recettes des planteurs pour leur sucre. Ce qui les aidera « à vivre, à investir, à s’acheter des équipements et des intrants ». « Ce taux de 3,5 %, qui est le meilleur qui existe sur le marché, est exceptionnel », a-t-il ajouté. M. Duval a, ensuite, parlé du budget du ministère de l’Agro-industrie qui tourne autour de Rs 2,6 milliards et qui comporte de nombreux plans d’aide pour les planteurs. « Il faut que les planteurs en profitent. Déjà vous payez moins pour le Cess grâce à la réforme de cette industrie qui a amené la création de la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA) ». De plus, dit-il, le SIFB a réduit le montant de ses primes de 50 % et ce de manière permanente.
S’agissant des autres avantages accordés par l’État aux planteurs, le VPM a cité l’épierrage des terres en vue d’augmenter le rendement en cannes. Cette année, cet exercice coûtera Rs 310 M à l’État. Il a également parlé du commerce équitable où l’État dépense une somme de Rs 300 000 pour permettre aux sociétés coopératives d’être certifiées. Il y a aussi le Planters Harvest Scheme qui permet aux planteurs de se faire rembourser la taxe à la valeur ajoutée (TVA) sur l’achat des équipements agricoles. Plan qui, selon Xavier Duval, n’a intéressé que deux planteurs. « Je vous encourage à profiter de ce plan », leur a-t-il dit. Le Cane Democratization Fund également sera introduit très vite, affirme le VPM. La cérémonie a eu lieu en la présence du ministre de l’Agro-industrie, Satish Faugoo, et celui des Coopératives, Jim Seetaram.