Le gouvernement n’écarte pas la possibilité de faire appel à la main-d’oeuvre étrangère pour un retour vers la culture de la canne dans les champs abandonnés. C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, lors d’une rencontre avec la presse mardi après-midi pour annoncer les mesures prises par le gouvernement pour relancer l’industrie cannière à Maurice.

Mahen Seeruttun a annoncé qu’une plateforme électronique a été mise en place pour un “maping” complet des terrains abandonnés et qui étaient sous culture de la canne. « Les données nous permettront d’identifier les endroits et de trouver les moyens de motiver ceux qui ont abandonné leurs champs », a-t-il dit. Le ministre a rappelé que le gouvernement a accordé une aide de Rs 730 millions aux opérateurs de ce secteur pour cette présente récolte et qu’une somme additionnelle de Rs 1 250 par tonne de sucre a été allouée à tous les planteurs. Et pour la bagasse, Rs 2 500 aux petits planteurs et Rs 1 700 aux autres.

Le ministre a aussi fait part que l’avance de 80% aux planteurs « ne sera plus calculée sur le prix du sucre ». Il ajoute : « Nous allons tout mettre en oeuvre pour soutenir l’industrie cannière, qui chaque jour se voit confrontée à des difficultés en raison des coûts de production et la libération des marchés. Il nous faut impérativement diversifier en misant davantage sur une plus grande variété telle que le sucre raffiné, le sucre organique et spécial. Ce sont les possibilités à explorer », a insisté le ministre. En ce qui concerne la recherche, il souligne que le gouvernement a déjà sollicité l’aide d’experts australiens pour le bio-plastique à partir de la canne. « Avec la baisse des prix et une surproduction sucrière au niveau international, nous devons travailler dur pour maintenir un niveau de 400 000 du sucre annuellement, mener une campagne agressive et explorer davantage le potentiel existant en Afrique », dit-il.