Après le processus de collective agreement et l’award de l’ancienne juge de la Cour suprême Premila Balgobin établis dans l’industrie sucrière, le Joint Negotiating Panel syndical se concentre désormais sur les conditions des travailleurs engagées dans les sociétés attachées à ce secteur dont celles de raffinerie, centrale thermique et éthanol.
La Union of Artisan of the Sugar Industry (UASI), faisant partie du JNP et représentants les travailleurs de raffinerie, a engagé des consultations hier avec Omnicane Ltd. L’objectif : aligner les conditions des employés des raffineries sur celles en vigueur suite à l’accord collectif de 2014 accompagné de l’award de Me Balgobin.
Au cours de cette première séance de travail d’hier, les syndicalistes Serge Jauffret et Ashok Subron ont fait ressortir qu’Omnicane Milling Operation Ltd (OMOL) est concerné par le collective agreement signé en 2014 et que les travailleurs de raffinerie sont censés être couverts par le Remuneration Order car ils se retrouvent dans le secteur sucre. Or, les responsables syndicaux affirment que ces employés travaillent dans des conditions présentées comme inacceptables.
« Ils produisent un sucre de grande valeur destiné au marché mondial avec des clients de renom dont Coca-Cola. Mais nous devons nous rendre à l’évidence que les employés de raffinerie travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, soit sur une base de 24/7 et plus de 60 heures par semaine. Ils ne sont pas rémunérés pour le travail du dimanche ou encore lors des jours fériés selon les dispositions légales », expliquent Serge Jauffret et Ashok Subron dans une déclaration au Mauricien à l’issue de ces consultations.
Les deux représentants de l’UASI et du JNP affirment que le management d’OMOL a fait comprendre qu’il est impératif de trouver une solution en vue d’une harmonisation des conditions de travail. « À ce stade, nous sommes dans l’attente d’une réponse du management. Nous avons accordé un délais expirant le 30 septembre pour que le management affiche sa position à ce sujet », ajoute Ashok Subron tout en révélant que le corps syndical se mettra en contact avec la maison mère de Coca-Cola pour notifier de l’écart dans les conditions de travail en ce qu’il s’agit des compagnies liées à la production du sucre locale.