La réunion d’hier entre les syndicats représentant les employés agricoles et non-agricoles et les membres de la MSPA concernant les salaires et les conditions de travail dans l’industrie cannière a été constructive, selon le directeur de la MSPA Jean Li. « La rencontre a donné lieu à un dialogue positif et les membres la MSPA ont eu l’occasion de présenter leurs demandes ajustées et chiffrées, et ont aussi obtenu des explications par rapport aux demandes du JNP et de la PWU », a-t-il expliqué.
Lors de cette rencontre, les membres de la MSPA ont qualifié leur position. « Comme expliqué lors de nos premières rencontres, nous nous retrouvons aujourd’hui dans un environnement international extrêmement difficile, dans lequel le sucre mauricien doit devenir plus compétitif », a expliqué Christian Marot, COO d’Alteo Agri qui est membre de la MSPA. « Dans ce contexte, il est essentiel d’améliorer la productivité du secteur à travers plus de flexibilité dans l’organisation du travail — cela nous permettrait ainsi d’améliorer la rémunération globale de tous les employés », a-t-il ajouté.
De ce fait, les propositions de la MSPA ont été quantifiées comme suit : il est proposé de rouler l’usine, si nécessaire, le dimanche et les congés publics, en payant les employés en conformité avec les provisions de la loi ; les membres de la MSPA sont toujours disposés à proposer un « package » de mesures aux employés si la productivité augmente.
La MSPA souhaite que si la récolte n’est pas terminée au 31 décembre que la reprise du travail ait lieu le 3 janvier. Elle propose également, pour quatre ans, l’introduction d’un bonus annuel indexé au prix du sucre qui pourrait aller jusqu’à un mois de salaire et le paiement d’une augmentation salariale de 8,5 % sur quatre ans en plus de la compensation salariale accordée par le gouvernement en début d’année.