La Sugar Industry General Workers Association (SIGWA) revendique des conditions similaires au VRS 2 pour les travailleurs permanents de l’industrie sucrière, à l’âge de la retraite. Le secrétaire, Ramesh Maudhoo, réclame justice pour ces travailleurs qui ont aussi contribué pour l’avancement de ce secteur.
Il ne reste plus que quelque 3 000 employés permanents dans l’industrie sucrière. La plupart de la main-d’oeuvre est aujourd’hui permanente. Un fait que la SIGWA dénonce avec force, car elle est d’avis que c’est un retour en arrière. « Je fais un appel au Premier ministre pour lui rappeler que le Parti travailliste a milité pour que les travailleurs aient leurs droits. Mais aujourd’hui, lorsqu’il est au pouvoir, il autorise le travail contractuel », dit Ramesh Maudhoo.
La SIGWA demande ainsi à ce que la situation de ces travailleurs soit régularisée. « Qui dit travail stable dit vie sociale stable. »
Pour les employés permanents, le syndicat estime légitime qu’ils aient droit aux mêmes traitements que ceux ayant opté pour le VRS 2. « Actuellement, à l’âge de la retraite, un employé de l’industrie sucrière touche 0,75 % de son salaire par année de service. Nous réclamons deux mois de salaire par année de service, plus un lopin de terre. Ces travailleurs ont aussi contribué pour l’avancement de l’industrie sucrière. »
Ramesh Maudhoo ajoute que la Commission Justice et Vérité aurait dû s’intéresser davantage à ce secteur, afin que justice soit faite à ceux qui se sont sacrifiés pour l’industrie sucrière. Il cite le cas d’Anjalay Coopen, dont il estime que la famille aurait dû obtenir un lopin de terre de l’industrie sucrière.
De son côté, David Friquin, président de la SIGWA, dénonce le fait que les retraités sous le VRS 1 et 2 doivent attendre 7 à 8 ans avant de bénéficier de leur terrain. De même, il regrette que le boni émanant du Sugar Industry Pension Fund qui leur avait été promis par les autorités ne se soit pas concrétisé.
Par ailleurs, la SIGWA regrette que les jeunes ne s’engagent pas suffisamment dans le syndicalisme de nos jours. « C’est parce qu’ils ne connaissent pas leurs droits. Ils ont peur d’être harcelés. » Le syndicat prévoit ainsi d’organiser un séminaire peu après son assemblée générale, prévue le 10 février, pour mieux informer les jeunes sur le syndicalisme et la nécessité de s’engager.