Les 325 employés de ENL (ex-Savannah) qui ont opté pour le plan de retraite volontaire (VRS 2) ont obtenu une somme de Rs 175 M à la fin de la semaine dernière lors d’une cérémonie de remise de chèques et de titres de propriété à Savannah. Trente arpents de terre ont également été réservés pour ces anciens employés.
Le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire a rappelé à cette occasion qu’en cette période de crise économique internationale, qui a fait grimper les courbes du chômage en France et en Angleterre, à Maurice on offre un lopin de terre de sept perches à chacun des employés licenciés et une compensation. « D’où sort cet argent ? » a lancé Satish Faugoo, tout en affirmant que ENL aurait pu procéder à des licenciements pour des raisons économiques, selon les provisions légales existantes, cela en accordant un cinquième d’un mois de salaire par année de service. Très souvent, a-t-il déclaré, on ne prend pas les choses au sérieux. « Faites vos calculs, vous allez voir ce que vous avez bénéficié sous le VRS. Si nous avons décidé de nous départir du cadre légal, c’est que nous reconnaissons la contribution des employés du secteur sucrier », soutient le ministre.
Satish Faugoo a insisté que l’octroi des compensations et des lopins de terres doit être placé dans sa juste perspective. « L’industrie sucrière est une industrie liée avec l’histoire du pays. Étant l’épine dorsale de l’économie, l’industrie sucrière est liée avec tous les autres secteurs. Tout le développement économique et social que le pays a connu repose sur l’industrie sucrière », a-t-il déclaré. S’agissant de la réforme de l’industrie sucrière, Satish Faugoo affirme que les coûts de production doivent être réduits. Il a rappelé qu’à l’époque il y avait 250 sucreries à Maurice. Le Blue Print sur cette industrie n’en préconise que quatre. Actuellement, il y a Omnicane, Médine, Fuel et Belle-Vue.
Aux employés qui ont bénéficié du plan VRS, le ministre a dit que la vie ne s’arrête pas à 45 ans : « Un homme est toujours actif jusqu’à l’âge de 70 ans et une femme jusqu’à 77 ans ». Parlant de la culture de polyvalence dans le monde du travail, il les a encouragés à profiter des différents programmes de formation.
De son côté, le directeur d’ENL Land Ltd, Jean Raymond Hardy, a dit vouloir encourager l’entrepreneuriat chez les anciens employés pour plus de réussite.