Un peu plus d’un mois et demi après le rapport de l’ancienne juge de la Cour suprême Premila Balgobin, dans le cadre du litige dans l’industrie sucrière entre le Joint Negotiating Panel (JNP) et la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA), les syndicalistes ont été convoqués demain au bureau du ministre du Travail Soodesh Callichurn pour des consultations. Deux aspects des recommandations du rapport retiendront l’attention : les amendements à apporter aux lois du travail pour rendre possible l’application de certaines mesures, et l’engagement du gouvernement d’envoyer certains points au National Remuneration Board (NRB).
Le ministère a répondu par l’affirmative la semaine dernière à une correspondance des syndicats, une semaine après le rapport dans l’industrie sucrière, réclamant la tenue d’une réunion de haut niveau. « With reference to the letter dated 10 august 2015 adressed to the Honourable S. Callichurn, Minister of Labour, Industrial Relations, Employment and Training, you are kindly requested to attend a meeting on wednesday 16 september 2015… » écrit-il.
Cette démarche du ministère est considérée comme un pas en avant par les syndicalistes, qui tenteront d’obtenir des garanties demain après-midi quant aux obligations que le gouvernement devra remplir. Ils insistent sur le fait que l’Award du panel d’arbitrage est obligatoire pour toutes les parties concernées, y compris lorsqu’il est appliqué à l’État. Au cours des échanges, le JNP devra s’appuyer sur les recommandations essentielles formulées au gouvernement pour la modification de l’Employment Rights Act, en particulier les articles 34, 35 et 20 (b), afin de « enforce the binding recommendation of the Arbitrator ».
Peu après la publication du rapport, le JNP avait réclamé que ces amendements spécifiques soient présentés au cours de la première séance de la reprise de l’Assemblée nationale, et ce indépendamment des amendements globaux à l’Employment Rights Act. Concernant les points à être référés au NRB, le JNP devrait maintenir sa position de départ à l’effet que l’instance pourra produire ses recommandations dans une période de six mois afin de ne pas causer de « préjudices » portant atteinte aux intérêts des travailleurs de l’industrie sucrière.
Tout porte à croire que les choses devront avancer rapidement à l’issue des consultations de demain après-midi. Affaire à suivre compte tenu de l’enjeu, que ce soit pour l’industrie sucrière ou au niveau du monde du travail en général…