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Les dirigeants du Joint Negociating Panel (JNP) se préparent à renégocier l’accord avec les sucreries portant sur une augmentation salariale dans ce secteur. Les dernières négociations, qui avaient eu lieu en 2014, avaient débouché sur une hausse salariale de l’ordre de 13,5% pour les laboureurs et artisans de l’industrie sucrière.

Depuis la fin de l’accord en 2017, les négociations ont buté sur la nécessité de signer un “procedural agreement” avant le début des négociations. Vu que l’association des propriétaires des sucreries –Mauritius Sugar Producer’s Association – a été dissoute, la nécessité d’organiser des négociations sectorielles avec trois sucreries, à savoir Terra, Alteo et Fuel, s’impose. Mais le JNP ne voit pas les choses de cette façon. Elle a ainsi adressé une lettre au ministère de l’Agro-industrie, lui demandant d’user de son influence « pour que les négociations au niveau salarial se déroulent sur le plan national ».

Devanand Ramjuttun, porte-parole du JNP, a déclaré que « cette idée est juste, car une augmentation salariale uniforme doit être appliquée dans l’industrie sucrière ». Il ajoute : « Pour l’heure, nous ne sommes pas encore arrivés à un chiffre final. C’est à la lumière de diverses rencontres avec les laboureurs et artisans de cette industrie que nous allons formuler notre demande. » Cette proposition au gouvernement est « simple », dit-il.

Et d’insister : « On peut engager des négociations sectorielles avec chacune des trois sucreries sur la révision des conditions de services. Mais pour les négociations portant sur une hausse salariale, il faudra que celle-ci se déroule sur le plan national. » À savoir que pas moins de 4 000 laboureurs et artisans sont concernés par la renégociation de l’accord de 2014.

Du côté des sucreries, on joue la carte de la prudence en raison de la baisse du prix du sucre sur le marché mondial, la réduction de la superficie sous culture de la canne et le paiement de la compensation salariale annuelle. « Cette situation a fragilisé ce secteur », explique-t-on. Mais les membres du JNP affirment qu’avec « la diversification de l’industrie sucrière, ce secteur arrive à se tirer d’affaire ».