Le président de la Mauritius Employers Federation (MEF) a, dans une déclaration au Mauricien ce matin, lancé un appel aux employés de l’industrie sucrière leur demandant de respecter les accords collectifs qui ont été conclus et qui prennent fin en 2013. Clensy Appavoo condamne toute tentative de grève, qu’il qualifie d’illégale.
La MEF, qui regroupe les employeurs mauriciens, est très inquiète de la situation dans l’industrie sucrière et de la menace de grève qui, selon elle, est non seulement injustifiée mais causerait beaucoup de tort au pays et à l’industrie sucrière qui passe déjà par des moments difficiles, dit Clensy Appavoo. Il considère comme étant illégal le fait que les syndicats ne respectent pas les accords collectifs conclus librement et qui n’expirent qu’en 2013.
Dans un communiqué diffusé ce matin, la MEF prend note que le Joint Negotiating Panel (JNP) qui regroupe quatre syndicats de l’industrie sucrière a menacé d’entamer une grève d’une durée illimitée.
« La Fédération constate que les deux litiges logés par le JNP n’ont pu être débattus parce que la Commission de Conciliation et Médiation n’a pas pu déterminer le locus standi de la partie contre qui les deux litiges qui ont été adressés », souligne le communiqué.
« Vu qu’il n’y a pas eu de négociations sur les deux points litigieux, la Fédération ne voit aucune justification légale pour une action industrielle. La Fédération condamne sans réserve toute tentative de grève illégale. Une grève illégale aura des conséquences très graves sur le déroulement de la campagne sucrière en cours, les entreprises et les employés également et sur notre économie en général surtout dans un contexte économique difficile avec un taux de chômage qui augmente et une crise qui perdure », poursuit le communiqué.
La MEF souligne que les termes et conditions de travail dans l’industrie sucrière sont régis par des accords collectifs négociés en bonne et due forme qui sont en vigueur et appliqués dans toute leur intégralité. La MEF se dit satisfaite que ses membres, les employeurs de l’industrie sucrière, respectent les engagements in toto découlant des accords collectifs négociés en 2010.
« Toute grève pendant la durée d’un accord collectif est une négation des principes de la négociation collective et de la paix industrielle », conclut le MEF
Le JNP a lancé un appel au Premier ministre et au leader de l’Opposition, les invitant à réagir afin de rappeler l’industrie sucrière à l’ordre.