Compte tenu du premier coup de semonce de l’Alliance Lepep administré à l’industrie sucrière, avec le Premier ministre Sir Anerood Jugnauth réclamant de payer les journées de grève, l’association patronale se réunit d’urgence cet après-midi pour traiter cette demande. Ainsi, des développements quant à la position de la Mauritius Sugar Producers Association sur cette démarche du nouveau gouvernement en place devraient intervenir après le comité exécutif fixé à 17 heures.
Si pendant le week-end la MSPA avait signifié qu’elle n’est pas en présence d’une demande formelle en ce sens, elle a tout de même convoqué un comité exécutif pour cet après-midi pour une concertation entre les membres en vue d’entériner une décision. Aucune indication n’est disponible quant à la position qu’adoptera la MSPA sur ce dossier, mais elle avait clairement fait comprendre, tout dernièrement, que les huit journées de grève ne seront pas payées aux travailleurs ayant participé à cette action industrielle.
D’autre part, le communiqué envoyé par Sir Anerood Jugnauth et Vishnu Lutchmeenaraidoo dans la matinée de samedi à cet effet se lit comme suit : « suite à la récente grève légale des laboureurs et artisans du secteur sucrier, Sir Anerood Jugnauth, prochain Premier ministre (ndlr : actuel) et moi-même, Vishnu Lutchmeenaraidoo, prochain ministre des Finances, faisons un pressant appel aux employeurs du secteur sucrier pour qu’ils effectuent les paiements relatifs aux huit jours de grève en question. Sir Anerood et moi-même prenons cette initiative dans un souci d’apaisement national après les élections générales du 10 décembre 2014. Nous comptons sur la compréhension et la collaboration des employeurs du secteur sucrier. »
Par ailleurs, dans le camp des syndicalistes du JNP on accueille favorablement cette prise de position du chef du nouveau gouvernement qui sera bientôt en place. Cependant, le JNP lance une mise en garde à la MSPA de prendre des dispositions pour payer non seulement les jours de grève, mais aussi les bonus de fin d’année. Faute de quoi, les syndicalistes s’engageront dans des actions légales contre les patrons sucriers.