Neuf opérateurs économiques sur dix anticipent un taux d’inflation de moins de 3 % en 2016. C’est ce qui ressort de la 31e édition de l’Inflation Expectations Survey menée par la Banque de Maurice le mois dernier. Sur les 50 représentants du secteur des services financiers et d’autres secteurs de l’économie réelle choisis pour les besoins de cette enquête, 46 ont répondu au questionnaire de la BoM.
Pour la majorité des participants, le taux d’inflation sera inférieur à 3 % cette année et cette estimation sera aussi valable pour la période se terminant au 30 juin 2017. Pour ce qui est de 2016, 91,4 % des participants ont estimé que le taux d’inflation ne dépassera pas 3 %. Ils sont 4,3 % à avoir indiqué un taux se situant dans la fourchette de 3 % à 4,4 %, le reste prévoyant un taux supérieur à 4,4 %.
À la question de savoir quelle est leur anticipation concernant l’évolution de l’inflation d’ici juin 2017, 69,6 % des opérateurs économiques interrogés ont fait savoir qu’ils ne prévoyaient pas que le taux dépasserait les 3 %. L’enquête a démontré que 23,9 % des sondés ont prévu un taux variant entre 3 % et 4,4 % pour la même période alors que 6,5 % des participants ont anticipé un taux supérieur à 4,4 %.
Invités à donner leurs points de vue sur l’évolution des prix à Maurice au cours des douze derniers mois se terminant en mai 2016, un peu plus de deux tiers (67,4 %) des opérateurs économiques ont déclaré que les prix des biens et services ont pris l’ascenseur. En revanche, pour 17,4 % des participants, les prix ont baissé, le reste (15,2 %) estimant que les prix sont restés inchangés. L’enquête de la BoM a également démontré qu’un grand nombre d’opérateurs économiques (76,1 %) sont d’opinion que le taux d’inflation de 0,8 % enregistré en avril 2016 est plutôt faible, les autres le considérant approprié.
S’agissant des facteurs ayant été à la base de l’inflation à Maurice, les participants, dans leur majorité (71,7 %), ont indiqué que les facteurs exogènes constituent la principale source d’inflation. L’évolution du taux de change de la roupie représente pour 47,8 % des sondés le deuxième facteur le plus important.