Selon la dernière Inflation Expectations Survey menée par la Banque de Maurice, 56,3 % des opérateurs économiques interrogés prévoient pour cette année un taux d’inflation se situant dans une fourchette de 4,5 % à 6,5 %. Les résultats de ce 18e sondage, effectué avant la majoration des prix du carburant intervenue vendredi dernier, viennent d’être rendus publics par la banque centrale.
Sur les 48 opérateurs de divers secteurs économiques ayant répondu au questionnaire de la BoM, 35,4 % anticipent pour 2013 un taux d’inflation de moins de 4,5 % alors que le reste s’attend à un taux plus élevé : 56,3 % prévoient un taux se situant entre 4,5 % et 6,5 % et 8,3 % un taux supérieur à 6,5 %. Pour la période se terminant en juin 2013, plus de la moitié des opérateurs sondés, soit 54,2 %, ont estimé que le taux d’inflation ne devrait pas être supérieur à 4,5 % alors que 41,7 % ont annoncé un taux dans la fourchette de 4,5 % à 6,5 %. Cependant, on observe que d’ici février 2014, le nombre d’opérateurs anticipant un taux dans cette même fourchette augmente substantiellement pour atteindre 66,7 %. Seulement un opérateur sur quatre s’attend à une inflation en dessous de 4,5 %.
Menée le mois dernier, l’enquête de la BoM, comme souligné plus haut, ne tient pas compte de la récente augmentation des prix à la pompe du diesel et de l’essence ainsi que des prix des légumes découlant des conditions climatiques défavorables. Les opérateurs économiques interrogés, indiquent les observateurs, se sont référés aux dernières tendances concernant l’inflation. Malgré une hausse de l’indice des prix à la consommation (CPI) en janvier 2013, le taux d’inflation annuel (headline inflation), annonçait Statistics Mauritius dans son relevé sur le CPI pour le mois, avait subi un léger repli.
L’Inflation Expectations Survey de la BoM a établi que pour 52,1 % des sondés, le taux d’inflation annuel de 3,7 % à fin janvier 2013 était jugé approprié alors que 22,9 % des opérateurs avaient estimé que ce taux était bas et que 20,8 % avaient trouvé qu’il était élevé. Se prononçant sur le mouvement des prix au cours des douze mois se terminant en janvier 2013, deux tiers des opérateurs économiques ont indiqué que les prix des biens et services avaient pris l’ascenseur. Ils étaient près de 23 % à penser que les prix avaient baissé alors que 10,4 % étaient d’opinion que les prix étaient restés inchangés.
Trois opérateurs économiques sur cinq ont indiqué que les facteurs exogènes constituaient la première source de l’inflation à Maurice. Le sondage révèle également que les changements dans la demande étaient le deuxième facteur le plus important pour 39,6 % des participants et que pour 31,3 % des opérateurs les changements dans le taux de change représentaient le troisième facteur le plus important.
En général, le sondage a établi que pour 79,2 % des opérateurs, les prix vont grimper au cours des douze prochains mois. On observe que seulement 10,4 % des sondés s’attendent à une baisse des prix, les autres anticipant le statu quo.