Les résultats du dernier sondage mené par la Banque de Maurice (BoM) auprès des opérateurs économiques dans le cadre de la 24e édition de l’Inflation Expectations Survey indiquent que 78% des personnes interrogées anticipent un taux d’inflation de moins de 4,5% pour cette année, alors que le reste des sondés s’attendent, eux, à un taux se situant dans la fourchette de 4,5% à 6,5%.
Effectué le mois dernier auprès de 50 chefs d’entreprise opérant dans les services financiers aussi bien que les autres secteurs réels de l’économie, ce sondage fait voir qu’une majorité des participants, soit 58%, prévoit un taux d’inflation de moins de 4,5% d’ici juin 2015 alors qu’un nombre aussi important (40%) pense que l’inflation varierait entre 4,5% et 6,5%. D’ici août 2015, ils sont 50% à anticiper un taux inférieur à 4,5%. Ceux qui estiment que le taux pourrait varier entre 4,5% et 6,5% représentent 48% des sondés.
La BoM note que, pour un grand nombre de sondés (72%), le taux de la “headline inflation” (moyenne de l’indice des prix à la consommation sur 12 mois comparée à celle des 12 mois précédents) à fin juillet 2014, soit 3,9%, était considéré comme étant approprié. Les opinions des autres sondés étaient divergentes : 14% trouvaient que le taux était bas, 12% le qualifiaient de haut alors que 2% estimaient qu’il était trop élevé.
Quatre personnes sondées sur cinq étaient d’avis que les prix des biens et services avaient grimpé au cours de la période août 2013-août 2014. Seulement 4% des sondés ont indiqué que les prix avaient baissé pendant cette période, le reste estimant que les prix étaient restés inchangés. Pour la majorité des opérateurs économiques (76%), les facteurs exogènes étaient la principale source d’inflation à Maurice. Les deux autres facteurs importants étaient l’évolution du taux de change et le changement dans la demande.
Pour les 12 prochains mois, soit d’ici août 2015, 82% des participants pensent que les prix prendront l’ascenseur. Selon la BoM, ils sont 6% à prévoir une baisse des prix et 12% à anticiper le statu quo.