La société Mauritius Computing Services Ltd, en partenariat avec Microsoft et Emtel, a présenté hier au Labourdonnais Hotel à Port-Louis la « première offre complète de Cloud à Maurice ». L’informatique nuagique deviendrait ainsi réalité, permettant aux entreprises de diminuer considérablement leurs coûts.
« D’ici 2016, 45 % des données mondiales existeront dans le Cloud », explique Shateeaum Sewpaul, Senior Manager de Mauritius Computing Services (MCS) Ltd, membre du groupe Harel Mallac. En partenariat avec Emtel et Microsoft, la société propose désormais la première offre 100 % Cloud à Maurice. De quoi mettre le pays à page de cette évolution.
Mais pourquoi le Cloud ? Ce concept, très présent dans les médias depuis cette année, concerne la synchronisation des courriels et des appareils périphériques et l’auto-sauvegarde des données dans des data centres. Des solutions que l’on a tendance à imaginer que pour l’individu. Mais, selon le Managing Director de MCS Alain Ah-Sue, le Cloud serait également une « révolution pour le business ». Le Cloud permet, en résumé, l’outsourcing informatique. Il « fait tourner » les applications requises par l’entreprise à partir d’infrastructures gérées par une autre société, en l’occurrence MCS.
Comme l’a d’ailleurs démontré Shateeaum Sewpaul dans sa présentation, les avantages en termes d’économie d’échelle sont considérables. Le Cloud offre la voie vers une opération dégraissage de balance sheets. Le capital expenditure (CapEx) peut être substantiellement diminué et réattribué aux operating expenditure.
Le Cloud, tel que l’envisage MCS, est surtout une solution de flexibilité. Une société experte en logistique, par exemple, n’aura plus besoin de développer une expertise additionnelle en informatique. De manière profane, le concept représente l’étape de plus en matière de spécialisation. « Les entreprises bénéficieront d’une source étendue d’applications et d’outils informatiques pour un modèle qui leur convient à un prix des plus avantageux. Ce qui réduira les dépenses d’investissement car les coûts informatiques sont souvent importants dans la plupart des entreprises », explique Alain Ah Sue.
Par ailleurs, le modèle à la carte « Pay as you Go » permettrait un plus grand flux de liquidité pour les entreprises. Le Cloud MCS est complet. Il englobe toutes les propositions que peuvent offrir la solution : Cloud privé, public ou hybride qui permettrait à l’entreprise d’évoluer en partie sur Cloud et en partie en réseau fermé de manière classique.
La société MCS propose ainsi un changement « en douceur vers le Cloud ». Nul besoin de fermer l’IT Department. L’outsourcing n’est pas obligatoirement à hauteur de 100 %. Il peut se faire à 10 %, 25 %, 50 %… « à la mesure de la demande du client, avec tout le soutien technique requis ». D’un angle plus technique, le Cloud MCS offre de l’IaaS (Infrastructure as a Service), de la SaaS (Solution as a Service comme l’Enterprise Resource Planning, le Customer Relationship Management, le Messaging et le Data Warehousing) et du SECaaS (Security as a Service).
La sécurité est d’ordinaire le point de discorde des solutions Cloud. Il s’agit d’une interrogation habituellement soulevée par les revues spécialisées. MCS se veut rassurante à ce sujet. Le SECaaS propose une « vulnerability management à la pointe de ce que l’industrie offre actuellement ». Ce qui comprend, entre autres, le network auditing et les status reports.
La société MCS, fondée en 1971, utilise le data centre d’Emtel à Arsenal. Une facilité souterraine de 2 050 m2. Dell et Sage sont les autres partenaires de cette entreprise qui se positionne comme un des pionniers de l’informatique à Maurice.