En ce début d’année, le calendrier d’exécution de l’important projet d’infrastructure, soit le métro léger, a été arrêté suite à des consultations entre les autorités mauriciennes et les consultants de la Singapore Coperation Enterprise, travaillant en étroite collaboration avec Singapore Mass Rapid Transit Cooperation Ltd et Aurecon Singapore Pte Ltd. Ainsi, avec le démarrage de cet important chantier annoncé pour le mois d’octobre 2014, il faudra s’attendre à voir le métro léger devenir une réalité sur le corridor entre Curepipe et Port-Louis à partir de 2017.
Mais pour arriver à cette étape, le projet de Mauritius Light Rail Transit (MRLT), dont la mise exécution se fera selon la formule de Design, Build, Finance, Operate and Transfer sous le Public-Private Partenership (PPP). Pour les besoins de la première étape vers la réalisation du projet de métro léger, le gouvernement a prévu un budget de Rs 180 millions pour cette phase comprenant les Business Case, Planning and Engineering Services. Ce contrat passé avec les consultants de Singapour est d’une durée de 11 mois.
Ainsi, au cours de cette période initiale, la Singapore Cooperation Enterprise se penchera sur un important exercice en vue de déterminer les coûts de construction du métro léger, couvrant une distance de 28 kilomètres et comprenant une douzaine de stations le long du trajet. À ce stade des études, deux tracés sur l’axe Curepipe/Port-Louis sont sur les planches à dessins en vue du choix final. Le ticket du métro léger, qui n’a pas encore été décidé, est tributaire du coût de construction du projet et des conditions pour la concession allouée sous le PPP.
Dans cette perspective, la Singapore Cooperation Enterprise et la Mass Transit Unit, dirigée par le Dr K. Reesaul, Principal Engineer, installée au ministère des Infrastructures publiques, procèdent actuellement à une analyse des options pour la circulation à partir des différentes stations intermédiaires et les possibilités de parking de voitures pour privilégier le Mass Transit aux dépens du recours à des voitures privées. Un redesigning du réseau routier desservant ces stations sur le trajet Curepipe/Port-Louis s’impose avec le choix du tracé.
Aussitôt, les autorités auraient arrêté leur décision sur l’alignement du métro léger avec l’accès aux stations intermédiaires facilité par un système intégré de navettes, la dimension technique sera abordée avec la définition du type de train requis aussi bien que les spécifications sur la base des options épluchées par les consultants de la Singapore Cooperation Enterprise. Une ultime étape du projet concerne les extensions de la desserte du métro léger jusqu’à Grand-Baie au Nord et jusqu’à Mahébourg au Sud en vue de prévoir les acquisitions obligatoires de terrain aussi bien que des questions d’aménagement du territoire.
Actuellement, les consultants singapouriens et mauriciens sont occupés avec un exercice d’expression of interest, dont la date de clôture a été fixée à avril prochain. Les consortiums intéressés sont appelés à soumettre des propositions en vue du choix d’un concessionnaire pour la gestion du métro léger.
D’ici à septembre prochain, les experts de Singapore Mass Rapid Transit Corporation Ltd et d’Aurecon Singapore Pte Ltd dresseront une short-list des firmes internationales en vue de leur éventuelle participation à la request for proposals. Une session de market sounding organisée en décembre de l’année dernière avait vu 26 compagnies étrangères et locales démontrer un intérêt particulier pour le projet de métro léger avec 11 prenant part à des entretiens personnalisés en présence des représentants de la Mass Transit Unit et de la Singapore Cooperation Enterprise.
La période de clôture pour les  requests for proposals et du début de l’exercice d’évaluation des cotations est prévue pour le mois de février de l’année prochaine. Le choix du Most Preferred Proponent devra se faire en mai 2014 avec l’ouverture des négociations et l’octroi du contrat bouclés au plus tard en août de l’année prochaine.
Les travaux sur le chantier de métro léger devront s’échelonner sur une période d’un peu moins de quatre ans, soit d’octobre 2014 à 2017. La réalisation de ce projet, dont les objectifs sont d’offrir aux Mauriciens un système de transport public durable et de classe internationale tout en apportant des solutions à des problèmes de congestion routière, aura pris environ sept ans compte tenu que la Singapore Cooperation Enterprise avait été approchée à ce sujet lors de la visite effectuée par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans ce pays en septembre 2010.
Avec l’assentiment des Singapouriens d’apporter leur expertise au projet de métro léger, un Steering Committee, placé sous la responsabilité du secrétaire au Cabinet et chef du service civil, Suresh Seeballuck, fut mis sur pied au début de 2011 pour examiner les modalités du projet. Au terme des dispositions de la Public Procurement Act, la Banque mondiale et l’Agence française de développement furent approchées en vue de mener un exercice de due diligence des propositions soumises par la Singapore Cooperation Enterprise.
L’International Finance Corporation fut également approchée par le gouvernement pour une évaluation de la composante financière des propositions des Singapouriens. Mais devant l’indisponibilité de ces agences internationales pour entreprendre les études envisagées sous le due diligence exercice, un comité comprenant des représentants du ministère des Finances, de l’Attorey General’s Office, du ministère des Infrastructures publiques, du Chief Executive Officer d’Airports of Mauritius Limited et d’experts indiens fut mis sur pied pour entreprendre cette analyse de nature complexe.