Le projet d’un nouvel hippodrome dans le Nord du pays se précise. C’est ce que Week-End est en mesure d’annoncer suite à la visite cette semaine du consultant français, Jean de Chevigny, choisi par les promoteurs du projet, Terra Mauricia Ltd et United Investments Ltd pour concevoir ce champ de courses de demain qui, s’il voit le jour, comme d’autres en France et en Belgique notamment, il le sera dans un environnement de loisirs et de culture.
Selon le Memorandum Of Understanding (MOU) signé avec le Mauritius Turf Club, en octobre dernier, le projet doit satisfaire le libellé de ce protocole d’accord, à savoir une étude de faisabilité et l’approbation des autorités concernées. Dans ce cadre, même au stade embryonnaire, les promoteurs travaillent en étroite collaboration avec le Mauritius Turf Club et une rencontre a eu lieu entre les parties concernées cette semaine dans le cadre de la venue chez nous du consultant français en matière hippique, Jean de Chevigny.
« L’idée est d’offrir aux chevaux des conditions de vie améliorées, du confort d’un standard international sans pour autant que l’âme des courses mauriciennes ne se perde. C’est-à-dire que le spectacle soit toujours proche des spectateurs, des turfistes», a déclaré à Week-End le consultant français. Toutefois Jean de Chevigny affirme que tout sera fait selon les exigences de l’organisateur des réunions hippiques pour assurer la pérennité des courses à Maurice.
Jean de Chevigny est une personnalité respectée du monde hippique mondial. Il a occupé le poste de secrétaire général du Fonds Éperon (Société d’encouragement aux projets équestres régionaux ou nationaux) en France. Il a aussi été à la tête de l’UNIC, une institution sous statut associatif vouée à la promotion des races de chevaux et du savoir-faire français dans le monde. Sous son impulsion se crée en 1994, FCS, une entreprise de conseil et services, qui prolonge ainsi la mission de diffusion des richesses et savoir-faire français dans le domaine du cheval. En 2001, il en devient le gérant majoritaire pour en assurer le développement. Il n’en est donc pas à sa première expérience en ce qui concerne la conception et l’élaboration d’un nouvel hippodrome à l’étranger. En effet, il a déjà travaillé sur ce genre de projet à Doha, au Qatar, en Roumanie et à Moscou , entre autres.
Des activités         inédites
Si la nécessité d’un nouvel hippodrome est vitale pour l’industrie hippique mauricienne, le but de ce projet est de l’associer à un centre de loisirs et de culture qui sera profitable à tous les Mauriciens. Ce projet intégré est élaboré pour que les familles reviennent d’abord aux courses, mais aussi profitent des autres activités qui vont s’y dérouler. C’est pour cela que tous les espaces, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’hippodrome, seront utilisés dans le cadre de ce parc intégré.
Dans ce contexte, c’est l’expertise d’Alain Paillusseau qui a été retenue. Il est le consultant du projet dans son ensemble. Cet ex-responsable des loisirs pour Médine, a travaillé sur le « Casela nouveau » et le Tamarina Estate dans l’Ouest du pays.
Pour la viabilité du projet, il est indispensable que l’espace associé au champ de courses soit fonctionnel sept jours sur sept, pas seulement le jour des courses, le samedi ou le dimanche. « Il a déjà été démontré que l’exploitation d’un hippodrome seul n’a plus de réalité économique et qu’il faut absolument utiliser tous les espaces disponibles à d’autres fins, lorsqu’il n’y a pas de courses. Il faudra aussi faire évoluer les courses à Maurice », affirme-t-il.
Projet soutenu par les autorités hippiques                 internationales
Du côté des promoteurs, on avance que le projet vise aussi des activités qui n’existent pas à Maurice, et ce, pour offrir un environnement sain à tous. A cet effet, Week-End est en mesure d’annoncer qu’un site d’un peu moins de 80 hectares est prévu pour mettre en place ce parc de loisirs à thème où chaque espace sera utilisé.
Ce projet novateur est grandement soutenu par le président de la Fédération internationale des autorités hippiques (FIAH), Louis Romanet, qui avait profité de son passage dans l’île en décembre dernier, à l’occasion de la journée hippique internationale, pour en faire état à sir Anerood Jugnauth lors d’une visite de courtoisie qu’il lui avait rendue au Prime Minister’s office en compagnie du Mauritius Turf Club qui était représenté par l’ancien président Jeenarain Soobagrah, entre autres.
Si les promoteurs sont discrets sur les informations concernant le volet loisir et culture de leur projet, il se chuchote qu’un volet plus élaboré du projet sera présenté aux autorités et au MTC dans un futur proche. Il n’est pas à écarter que le gouvernement soit éventuellement invité à être partie prenante de cette aventure si celle-ci prenait finalement forme.