Le Mauritius Council of Social Service (MACOSS) disposera d’ici quelques mois d’un nouveau quartier général, couplé d’un centre de formation pour la société civile à Réduit, à l’arrière de l’hôpital Apollo Bramwell. Le bâtiment de 10 000 pieds carrés (rez-de-chaussée + un étage), actuellement en construction sur un terrain de 25 perches offert par l’État, devrait coûter dans les Rs 18 millions.
« Nous avons déjà dépensé une somme de Rs 4 millions ; il nous faut trouver encore Rs 14 M. D’où notre appel à la générosité des Mauriciens, surtout des entreprises du secteur privé, pour nous aider à compléter cette construction qui sera bénéfique à tous », déclare Sobhanand Seegoolam, président du MACOSS, lors d’une visite à Réduit.
« C’est une ancienne idée qui se concrétise », lance François de Grivel, membre du comité exécutif du MACOSS, « le but étant d’aider les ONG à avoir un espace où elles peuvent organiser leurs activités et donner aussi une image un peu plus nationale de notre organisation. » Pour Denis Grand-Port, autre membre du MACOSS, « ce bâtiment sera la maison des ONG et elles pourront l’utiliser à bon escient pour organiser leurs activités. » Pas seulement pour celles de Maurice et de Rodrigues mais aussi de l’Afrique subsaharienne. À Shaheed Tupsy d’ajouter que les ONG manquent d’infrastructures. De ce fait, elles ne peuvent renforcer les capacités de leurs membres. Cet espace sera également utilisé pour le développement du social entrepreneurship, projet dont les membres du MACOSS ont à coeur car il aide au développement des activités qui leur permettront d’avoir des revenus additionnels.
C’est après une existence de 45 ans que le MACOSS est en mesure de construire un bâtiment pour abriter son siège social. « Nous en sommes fiers », lâche M. Grand-Port, en faisant l’historique de ce projet. « Nous voulons aussi que tous les Mauriciens prennent conscience de ce projet et qu’ils participent dans sa réalisation », ajoute notre interlocuteur. Selon lui, ce bâtiment qui sera doté  d’une salle de conférences pouvant accueillir 150 personnes, quatre salles pour la formation et un parking pour une trentaine de voitures, respectera l’environnement du lieu. La lumière du jour sera utilisée au maximum, la ventilation sera naturelle, on n’y utilisera pas beaucoup de climatiseurs. Une unité de captage d’eau de pluies sera également mise en place pour l’arrosage et aussi pour le nettoyage. « Nous n’avons aucune raison de ne pas respecter l’environnement qui entoure ce bâtiment. Nous devons donner l’exemple en optant pour des sources d’énergies renouvelables », souligne M. Grand-Port.
À une question sur le peu d’intérêt que portent les Mauriciens au volontariat, Ram Nookadee répond que le volontariat existe toujours car il y a encore des gens qui veulent aider les autres. « Notre centre aidera ces volontaires à mieux faire leur travail », dit-il. M. Tupsy estime qu’il faut donner au travailleur social un bon statut, lui accorder des facilités et des moyens de transport pour qu’il puisse mener à bien son travail. « Il doit aussi bénéficier de formation, même à l’étranger. Il lui faut de la reconnaissance officielle », ajoute-t-il. Au président du MACOSS de déclarer que beaucoup de jeunes sont en train d’emboîter le pas des aînés dans ce domaine. « Ils viennent vers nous parce qu’ils ont besoin de guide. Le centre va leur offrir ce dont ils ont besoin », fait-il ressortir. Pour M. de Grivel, le volontariat existe encore dans notre pays mais il faut l’organiser davantage, lui accorder une gestion rigoureuse et lui redonner son image bénévole. À M. Grand-Port de conclure en appelant les Mauriciens à aider le MACOSS à compléter la construction de ce bâtiment « kot pa get kouler lapo. Tout affilié à notre organisation aura sa place ici ».