Dans le cadre de l’exposition Renaissance qui se prolongera jusqu’au 10 novembre 2011 à l’Institut français de Maurice, un premier atelier de gravure a été organisé sous la supervision de Neermala Luckeenarain et Krishna Luchoomun, tous deux plasticiens. Quel pinceau ? Avec quelle encre ? Sur quel papier ? La spécialiste de la gravure fait un tour d’horizon sur l’atelier qu’elle a animé avec une vingtaine d’adolescents. Les élèves ont appris sur le tas. Les apprenants ont travaillé des formes sur des supports tels le carton ou le lino. Fleurs, formes animalières sont le produit de l’imagination de ces jeunes. Neermala Luckeenarain parle d’une initiation à la gravure. Elle parle de la spontanéité en art et de l’expérimentation sans programme. Désormais, ces adolescents pourront réaliser chez eux des cartes de voeux sans l’aide de la presse. Avec un rouleau, un carré de vitre, de l’encre et des gourges, ils pourront s’adonner au plaisir artistique. Ils ont acquis, à travers l’atelier de gravure, la notion de couleur, les nuancements, les touches rapides, l’intégration d’éléments venus de l’extérieur.
Neermala Luckeenarain nous dit qu’il y a une grande demande pour ce genre d’atelier hors les murs d’une institution quelconque au point où elle envisage de mettre sur pied son propre atelier. Hier a eu lieu un deuxième atelier pour enfants. Les techniques élaborées étaient plus simples : pochoirs, encadrements, sérigraphie. Langage de signes et de gestes, la gravure se délie avec souplesse chez les plus jeunes, s’alimentant à une seule source : le plaisir de la création.