Munis de leur carte d’identité en laminé, de leur acte de naissance et d’autres documents de l’État civil, ainsi que de leurs preuves d’adresse, plusieurs personnes du collectif – comprenant des membres de Lalit, de la CTSP et du CITU – seront dès le matin du 23 juillet présents à l’ID Card Unit de l’Emmanuel Anquetil Building pour demander leur nouvelle carte d’identité. Sauf… qu’ils refuseront de donner leurs empreintes. Lors d’une conférence de presse du collectif à la mi-journée, Rajni Lallah estime n’avoir pas donné son consentement pour le prélèvement d’empreintes, d’où le refus de se soumettre à cet exercice lors de la prochaine action du collectif, prévue le 23 juillet prochain. Cette action de protestation durera une demi-journée, a-t-elle annoncé. À la suite de cela, une lettre sera remise au Prime Minister’s Office dans laquelle les contestataires signifieront, par écrit, leur refus de donner leurs empreintes digitales.
Parmi les intervenants à cette conférence de presse, Jane Ragoo et Reaz Chutoo, de la CTSP, ont déclaré de manière ferme que le collectif compte maintenir la pression en intensifiant sa campagne sur le terrain, et ce même après le 15 septembre, date à laquelle l’ancienne carte en laminé ne sera plus en vigueur, remplacée dès lors par la nouvelle carte biométrique. Jane Ragoo devait ainsi lancer un appel à la population pour attendre le verdict de la Cour suprême dans le cadre des trois affaires logées pour contester la carte d’identité biométrique. Rappelons que deux d’entre elles, en l’occurrence les motions respectives de Pravind Jugnauth et de Rajah Madhewoo, seront entendues sur le fond à compter du 15 juillet prochain devant un Full Bench.
Les membres du collectif sont ensuite revenus sur leur demande à l’État pour la destruction de la base de données contenant les données biométriques des citoyens qui se sont déjà enregistrés lors des procédures dans les différents centres de conversion.