Début mars, LEAD (Leadership & Empowerment for Action & Development) a marqué sa toute première année d’existence. Cette nouvelle ONG s’inscrit dans une logique de développement communautaire. Son président, Arnaud Levasseur, estime que « cette première année a été très enrichissante et tout aussi intéressante car nous avons déjà en chantier des projets concrets, comme la structure d’Espace Jeunes, qui démarrera en avril prochain. Nous allons aussi être la cheville ouvrière de l’organisation du AIDS Candlelight Memorial en mai prochain. »
Le AIDS Candlelight Memorial de l’an dernier au Caudan, le SidArt Tour avec la collaboration de plusieurs artistes dont Dagger Kila, le projet de développement communautaire à Bois-Marchand avec le concert d’autres ONG et institutions, entre autres… LEAD, une année d’existence depuis début mars, peut déjà se targuer d’avoir un tableau de réalisations et d’autres projets en chantier.
Arnaud Levasseur, son président, explique : « Notre but depuis notre création est d’offrir une structure d’aide et de développement soutenu à la communauté. Et pour cela, nous réunissons des professionnels avec des compétences et des talents dans différents domaines. Parce que notre objectif, ce n’est pas seulement d’initier un début de prise de conscience collective dans les régions où nous intervenons, mais aussi et surtout d’instituer un travail soutenu et continu, tout en veillant à la formation évolutive des habitants de l’endroit. » Des quartiers à problèmes, souffrant de maux tels la toxicomanie, l’alcool, la prostitution, le manque d’accès à l’éducation et aux soins, pour ne nommer que ceux-là, composent les principaux secteurs où l’ONG agit.
Le président de LEAD ajoute : « Avec des professionnels ayant de multiples talents, nous offrons une action plus ciblée sur des problèmes divers. De plus, cela entre totalement dans notre objectif qui est d’avoir une approche multisectorielle et coordonnée. »
Cette mission, pour l’exécuter, LEAD mise aussi sur une synergie des compétences de la part d’autres ONG, agences et institutions ayant leurs propres professionnels. « Une approche professionnell est une des clés dans la réussite de projets de cette envergure. Il ne s’agit pas seulement d’identifier les problèmes et de les exposer aux habitants. D’où notre philosophie de travailler en réseau avec d’autres ONG et des professionnels d’autres horizons. »
Danny Philippe, ancien travailleur social attaché au Centre de Solidarité (CDS) et désormais actif au sein de LEAD, abonde dans le même sens : « Sur tous les projets où j’ai été amené à travailler, dans différents endroits du pays, c’est toujours vers la même direction que l’on se dirige : améliorer l’endroit, et surtout embarquer ses habitants dans le processus de développement en cours. »
Des cours en leadership, life skills et d’autres formations diverses sont ainsi prônés par LEAD en vue de “empower” les habitants auprès de qui l’ONG oeuvre. Exemple concret : Bois-Marchand. « Depuis plusieurs années, un travail avait été entamé dans cette région, par Danny Philippe mais aussi d’autres instances comme l’ICJM, Caritas, la Fondation Joseph Lagesse, entre autres », explique Arnaud Levasseur. Tout récemment, Leyla Tegmo-Reddy, la UN Resident Coordinator, devait effectuer une visite du quartier, soutenue par une forte délégation des agences des Nations unies. Visite qui s’inscrit dans le cadre de la rédaction d’un rapport qui sera soumis à de plus hautes instances de l’organisme concernant le développement communautaire.
LEAD bénéficie « du soutien de la MCB Forward Foundation, comme principal bailleur de fonds. ENL, la Non-State Actors’ Unit ainsi que Mediawatch sont également nos sponsors. »