À la faveur d’une nouvelle action entrée par l’International Society for Krishna Consciousness (ISKCON), la compagnie américaine Chicago Restaurants Ltd, qui gère la chaîne des restaurants McDonald’s (McDo) est, depuis hier, frappée d’interdiction de vendre des plats à base de viande de boeuf au restaurant de Jumbo Phoenix. Le juge des référés, Prithiviraj Fekna, a émis un ordre intérimaire hier. Cette décision restera en vigueur jusqu’à vendredi.
La motion d’ISKCON a été logée contre les compagnies Ascencia Ltd, propriétaire d’un terrain se trouvant à Pont-Fer, Phoenix, sur lequel est construit le bâtiment abritant le restaurant McDo. ISKCON occupe, elle, un bâtiment non loin de ce dernier. Vendredi, en vertu de l’ordre émis hier, les représentants des deux compagnies défenderesses devront venir expliquer au juge pourquoi il ne devrait pas convertir son injonction en un ordre interlocutoire jusqu’à ce que la Cour se prononce sur le procès principal qu’ISKCON devrait loger.
Le porte-parole d’ISKCON, Mahendarsingh Taukoordass, a juré lundi un affidavit dans lequel il soutient que pour un hindou pratiquant, procéder à l’abattage des boeufs, et plus encore des vaches, et consommer cette viande sont au-dessus du seuil de tolérance. Il évoque le fait que son organisation offre de la nourriture aux pauvres et prend part à des campagnes menant à la protection des vaches.
Il est à rappeler que cette nouvelle action est la deuxième qu’initie ISKCON dans cette bataille légale. La première remonte à avant l’ouverture du McDo de Phoenix, qui a ouvert ses portes le 12 mars 2011. Lorsque l’affaire fut appelée en Chambre deux jours plus tard devant le juge Bushan Domah, McDo avait pris l’engagement de ne pas offrir à ses clients de viande de boeuf ou des produits qui en sont dérivés.
Mais, le 20 février dernier, à l’appel de l’affaire, les représentants légaux des ministères des Terres, de la Santé et de l’Environnement, assignés comme co-défendeurs, étaient absents. Ceci, en dépit du fait qu’ils devraient soumettre leurs affidavits dans le but de préciser leur position par rapport à la demande de la plaignante. À la lumière de cette absence, le juge Domah a rayé le procès.
La plaignante a retenu les services de Mes Rama Valayden, avocat, et Kaviraj Bokhoree, avoué.