Les 29 et 30 juin, la chorégraphe Christine D’Andrès présente Inner Space à 20h au Théâtre Serge Constantin à Vacoas. Inner Space est une exploration des libertés individuelles; libertés imperceptibles que l’on s’accorde; libertés éphémères que l’on effleure; libertés existentielles que l’on défend avec rage, violence ou poésie…
On a soif de liberté. C’est un besoin perpétuel. La nouvelle création de la chorégraphe s’inscrit dans ce sens. Christine d’Andrès s’est lancée dans une exploration des libertés individuelles, libertés imperceptibles et libertés éphémères. “Même dans les situations les plus contraignantes, si on puise au fond de soi, on trouvera cet espace de liberté. D’où la création de Inner Space.” Ce spectacle est une variation sur le même thème : celui de la liberté.
Diktats.
Après Liens Îliens en 2010, elle poursuit sa mission d’unicité en réunissant sur scène un Mauricien, une Réunionnaise, un Malgache et un technicien suisse pour donner une dimension universelle à sa création. Avec le danseur mauricien Michael Marmite, la Réunionnaise Sabine Deglise, chanteuse lyrique, le danseur malgache Njiva Andrianantenaina et l’éclairagiste suisse Guillaume Rossier, elle ouvre les frontières pour encore plus de liberté. Christine D’Andrès “se penche sur les paradoxes de chaque individu rencontré dans cette quête de liberté, sondant des univers marqués par l’enfermement et la réclusion”.
Elle interroge également “les diktats de toute société; diktats pouvant être une entrave aux libertés individuelles; diktats dans lesquels on s’enferme sans que l’on s’en rende compte.” Elle évoque aussi les libertés en milieu carcéral, “un espace d’isolement, où s’est dégagée de ces ateliers une écoute attentive, un désir de partage et des émotions intenses. Les ateliers ont souligné la force de cet espace intérieur dans cette quête de liberté”.
Création.
La création s?est faite entre l’île Maurice et la Réunion. Un work in progress a été présenté à La Réunion lors d’un atelier résidentiel. Des ateliers de danse et de musique ont été mis en place en milieu carcéral et auprès d’adultes schizophrènes et présentant des troubles bipolaires. La psychomotricienne qu’est Christine D’Andrès a “observé le rapport au corps si particulier d’adultes schizophrènes. Apprenant leurs mouvements stéréotypés, leurs peurs irrationnelles, leurs hallucinations dictant un quotidien qui leur échappe”. Et elle essaye “de retranscrire ce rapport à leur corps qu’ils ont du mal à vivre comme un tout cohérent”.
Billets à Rs 50 (étudiants), Rs 150 (adhérents médiathèque IFM) et Rs 250, disponibles à l’IFM et au CCEF (Curepipe).