Brodick Caleea, qui était responsable du tunnel sud le 30 mars 2013, lieu où six personnes se sont noyées lors des inondations, a réitéré hier que l’ordre de fermer les tunnels revient aux superviseurs de la compagnie de sécurité, et ce bien que le Chief Security Officer de la SPDC avait donné des instructions pour que les vigiles eux-mêmes ferment les tunnels en cas de danger imminent.
Contre-interrogé par Me Ravi Rutnah dans le cadre de l’enquête judiciaire sur les inondations meurtrières du 30 mars 2013, Brodick Caleea a maintenu hier qu’il fallait avoir l’autorisation d’un responsable de la sécurité pour fermer le tunnel et que ce jour-là, il n’avait pas reçu tel ordre. Il devait indiquer que s’il devait fermer les portails du tunnel sud, « personn pa ti pou kapav sorti ek mo ti pou bizin al pran lakle dan biro me pa ti gagn lotorizasion ». Cela malgré que le Chief Security Officer de la SPDC, Deny Laval Maurice, eût expliqué en cour qu’il avait donné des instructions pour que les vigiles eux-mêmes ferment les portails en cas de danger. Selon M. Caleea, il fallait qu’un superviseur de la compagnie de sécurité apporte les clés pour qu’il puisse fermer les portails.
Par ailleurs, le secrétaire permanent du ministère des Infrastructures publiques, de la NDU, du Transport intérieur et des Affaires maritimes, Girish Guness, a indiqué en cour que la National Development Unit est responsable de l’implémentation des projets d’infrastructures, de drains et d’autres facilités dans différentes régions de l’île. La Road Development Authority (RDA), quant à elle, est responsable de la construction des routes, des drains et autres projet de sécurité routière. La NDU, dit-il, veille à l’implémentation des projets qui consistent en la construction de drains dans des endroits à risques, après consultations avec les autorités locales. Il a soutenu que c’est la municipalité de Port-Louis qui est responsable de la maintenance des drains et que quand elle n’a pas suffisamment de fonds pour le faire, elle se tourne vers la NDU pour aider à leur maintenance. Il ajoute que la municipalité n’avait fait aucune requête à la NDU pour le nettoyage des drains avant le 30 mars 2013. Après le 30 mars, les endroits comme Canal Dayot ou la rivière Lataniers ont été identifiés comme prioritaires pour le nettoyage des drains et d’autres endroits du nord de l’île ont été définis comme endroits à risques à cause des inondations alors qu’ils n’étaient pas classifiés ainsi auparavant.