Le ministre des Administrations régionales a réuni les officiers de la municipalité de Port-Louis et la presse  à son bureau au Renganaden Seeneevassen Building afin de passer en revue la situation après les inondations de samedi qui ont coûté la vie à 11 personnes. Hervé Aimée a notamment recommandé la mise sur pied d’une équipe dans chaque circonscription au cas où un tel scénario venait à se reproduire.
« Nous n’aurions pas eu ces incidents si nous avions pu les prévoir. Notre devoir maintenant, comme toutes les autres institutions, est de prendre cette affaire en main et de décider de la façon dont nous allons travailler », a soutenu le ministre des Administrations régionales. Selon Hervé Aimée, face à une telle situation, « nou bizin kouma enn sel blok, pou gete ki bizin fer ».
Par ailleurs, le ministre en appelle à plus de coordination. « Nou bizin kone ki ena ek ki bizin fer. Boukou dimounn pe donn koudme me pa pe kone ki pe fer kwa. Disi vandredi bizin finaliz tou. »
Selon Hervé Aimée, « Cleaning drain se enn priyorite ». Il a également laissé entendre que le ministre des Finances a alloué Rs 35 millions à cet effet, suite aux inondations de février. Cependant, les officiers de la municipalité de Port-Louis ont soutenu que cette somme était destinée « only for capital project » et a été distribuée dans les circonscriptions. « C’est à moi de voir si exceptionally kapav servi sa otreman », a rectifié le ministre.
Les Local Authorities ont aussi été priées de faire un bilan dans leur région. « Nous ne voulons pas qu’un autre malheur se produise et que nous soyons pointés du doigt », a prévenu Hervé Aimée. « La météo a prévu plus de pluie pour cette semaine, c’est pour cette raison que nous devons être sur nos gardes. Chaque Local Authority doit avoir son équipe en cas d’alerte. Ce qui s’est produit à Port-Louis peut arriver ailleurs. »
L’adjointe au maire, Dorine Chukowry, a quant à elle déploré que « depuis samedi, les cadres et les travailleurs sont sur le terrain. Il y a un manque d’effectif pour remettre la capitale en état ; les ingénieurs sont en part time et ne viennent que pour une demi-journée. Le travail n’est pas achevé et il y a un manque d’argent ». Le ministre Hervé Aimée lui a répondu : « Nous devons faire avec ce que nous avons ou prendre des retraités sous contrat. »