Hurrydeo Bholah, Chief Project Manager de la National Development Unit (NDU), a été appelé à faire la lumière sur les systèmes de drains implantés à Port-Louis et sur les problèmes encourus après les “flash-floods” du samedi 30 mars 2013, et ce lors de l’enquête judiciaire instituée sur ces inondations, qui ont fait 11 victimes.
Le Chief Project Manager de la NDU, Hurrydeo Bholah, devait indiquer à la Cour, lors de la séance d’hier, que son organisme est responsable du « design, upgrading and construction of drains », mais que c’est la mairie de Port-louis qui est l’autorité première responsable de la maintenance des drains. Il devait soutenir que le rôle de la NDU est de dresser les plans, d’où la construction des drains se fera, et d’apporter toutes les spécifications nécessaires et de rendre leur rapport à la municipalité de Port-Louis pour engager la construction desdits drains. « The handing over consists of drawings and size of drains specified in drawings. Specifications are made for the construction in design. As for the maintenance it is up to the council to follow up. It is the Municipal council which undertakes further actions when plans and notes from site visits are handed over », soutient-il. Concernant le constat des lieux après les inondations, le Chief Project Manager devait indiquer que c’était selon les recommandations de la mairie de Port-Louis que la NDU avait ensuite été appelée à faire le constat. Questionné par la Poursuite sur les conclusions résultant de la visite des lieux, Hurrydeo Bholah devait répondre que la plupart des “main drains”, dont ceux du ruisseau du Pouce ou du ruisseau Créole, étaient obstrués par des déchets. « Le constat des lieux après les inondations du 30 mars fait au ruisseau du Pouce a démontré qu’il y avait plusieurs débris qui avaient été emportés par la précipitation des eaux émanant des drains. On pouvait voir des branches, des bouteilles et des déchets domestiques dans les drains. Dans divers endroits, comme rue La Poudrière ou dans le Ward 4, près de l’hôpital Jeetoo, il y avait des débris similaires et on pouvait voir une accumulation de boue sur l’asphalte des rues. Dans quelques drains du centre-ville de Port-louis, on pouvait aussi apperçevoir des matelas et des vêtements, qui avaient été stoppés par les colonnes érigées dans les drains, ce qui obstruait la circulation d’eau. » Concernant les drains à Bell-Village, Hurrydeo bholah devait concéder que ceux-ci n’étaient pas adéquats pour contenir de telles accumulations d’eau, dont il était sujet lors des inondations du 30 mars 2013.
Questionné par Me Keshri Soochit, représentant la Poursuite, sur les systèmes de drains sur la Place d’Armes, lieu qui a aussi été englouti par les eaux, le témoin devait indiquer que c’est après avoir lu le rapport de GIBB Ltd que la NDU a pris connaissance des systèmes de drains. Il devait par la suite affirmer que la rue traversant la Place d’Armes est une “low-lying area”, étant quasiment au même niveau que la mer. Et d’ajouter aussi que le Caudan Waterfront était d’un niveau un peu plus haut que celui de la Place d’Armes. Questionné sur la manière de procéder lors de la construction des drains, le Chief Project Manager devait indiquer que plusieurs facteurs devaient être pris en considération, dont « l’étude de la “catchment area”, de la topographie, de l’endroit où les drains pourraient être installés – en prenant en compte le fait de savoir si les régions sont habitées ou non – de même que la condition des routes ». Et d’ajouter : « Nous faisons ensuite les calculs pour déterminer la forme et la taille des drains. Tout cela est ensuite envoyé à la mairie de Port-Louis pour faire le nécessaire. »
Par ailleurs, le représentant du ministère du Logement et des Terres a été appelé à pourvoir certains documents concernant la législation mise en place concernant l’autorisation de constructions sur des domaines publics, en plus des actions prises par ce ministère après les inondations du 30 mars 2013.