Plusieurs familles de Cité Briquetterie, Ste-Croix et Cité La Cure, dont les maisons sont inondées, étaient massées devant le poste de police d’Abercrombie ce matin. Elles ont exprimé leur colère et exaspération quant au fait que l’accès au centre social de Ste-Croix leur aurait été refusé alors qu’elles cherchaient un lieu pour s’abriter de la pluie torrentielle…
Des mères de famille, que Le Mauricien a rencontrées devant le poste de police d’Abercrombie ce matin, ont soutenu que leurs maisons ont été inondées et qu’elles recherchent ainsi un abri. Selon les témoignages recueillis, ces citoyens auraient appelé les pompiers à plusieurs reprises depuis hier mais leurs appels de détresse n’ont pas été entendus. « Tou nou bann zafer tranpe… depi hier swar grolapli pe tonbe. Matla inn mouye pas kapav reste », affirme une de nos interlocutrices. Elle est aussitôt rejointe par une autre mère de famille  : « Mo mama andikape, li pa kav bouze », nous dit-elle.
Elles affirment n’avoir pas été autorisées à trouver refuge dans le centre social de Ste-Croix, rue Ducray. « Bann-la dir nou fode la polis vinn gete », lâche l’une elles. Et de mettre en exergue des revendications : « Less nou zanfan rantre o moins. »
Le Mauricien s’est enquis de la situation au centre social de Ste-Croix et selon les explications que nous a fournies un préposé, un malentendu serait à l’origine de cette affaire. Selon ce dernier, le centre en question est ouvert depuis 2h ce matin et prêt à accueillir les sinistrés. « Les matelas sont déjà prêts », montre ce dernier en nous pointant justement les matelas. Il nous fait comprendre que des procédures doivent être suivies à la lettre afin que ces familles puissent bénéficier des facilités offertes aux sinistrés tels que des repas et des boissons. Pour cela, il faut que les familles se rendent au poste de police où les officiers prendront contact avec le ministère de Sécurité sociale qui, à son tour, émettra un « mémo» afin que ces sinistrés puissent bénéficier des facilités de base durant leur séjour dans le centre de refuge.