Presque un an s’est écoulé depuis les inondations du 30 mars 2013. Le temps n’a pas fait oublier le traumatisme vécu ce jour-là par ceux qui travaillent sur le front de mer de Port-Louis et par les habitants de Canal Dayot et Sable Noir. Certains ont accepté de revenir sur ses événements; d’autres, trop affectés par cette catastrophe, n’ont pas pu trouver les mots pour le dire.
Canal Dayot et Sable Noir, un an après. Les dégâts causés aux maisons et aux infrastructures par les inondations du 30 mars 2013 ont été presque effacés; des réparations ont pu être faites çà et là selon les moyens disponibles. Mais les habitants vivent encore dans l’angoisse. “Enn zour koumsa pa kapav bliye sa”, lance Lindsay Mootien. C’est ce que diront pratiquement tous ceux que Scope a rencontrés. Certains ont pu remonter la pente avec le soutien et la solidarité des Mauriciens l’an dernier et ont pu avoir des effets personnels, meubles et appareils électroménagers pour démarrer une nouvelle vie. Mais ils sont encore nombreux à être encore psychologiquement affectés par ces événements.
Lors de notre visite la semaine dernière, l’inquiétude régnait dans les deux quartiers. Une crainte attisée par les avertissements d’officiers de police, qui sont passés leur demander de prendre des précautions après le communiqué spécial des services de la météo de Vacoas affirmant que des bandes nuageuses approchant l’île allaient provoquer de fortes averses. Les habitants ont senti que la menace était bien réelle. Certains sont revenus sur le cauchemar vécu l’an dernier, se disant traumatisés à chaque fois que la météo annonce de grosses averses.