L’enquête judiciaire sur les inondations du 30 mars 2013 se poursuit. Deepak Dookayka, un ingénieur de la Road Development Authority, a indiqué au tribunal de Port-Louis que des employés de la RDA et de General Constructions Ltd devaient assurer le nettoyage du ruisseau du Pouce après les inondations. Lors de cet exercice, environ 300 tonnes de déchets ont été dégagés.
La séance d’hier de l’enquête sur les inondations meurtrières du 30 mars 2013 était consacrée aux ingénieurs de la RDA. L’ingénieur Deepak Dookayka, dont les services avaient été retenus pour le nettoyage du ruisseau du Pouce après un communiqué de la Météo avertissant de grosses averses imminentes, a déclaré que 250 à 300 tonnes de déchets ont été extirpés, lesquels se composaient de « déchets domestiques, notamment des matelas, mais aussi des bouts de bois, de branches et débris divers ». Selon l’officier, « nous avons agi par solidarité afin d’avoir assez de ressources pour retirer ces déchets et éviter ainsi que des inondations se reproduisent ».
Yuvraj Aumeer, Trainee Civil Engineer – qui assistait l’ingénieur Domah lors des travaux au ruisseau du Pouce –, devait quant à lui affirmer que l’eau circulait librement sous le pont du ruisseau le 29 mars 2013. Selon lui, la plateforme et autres barricades installées pour empêcher la circulation de l’eau pour les travaux de constructions, avaient été retirées dès le 22 mars 2013 et, depuis, l’eau s’écoulait normalement. Darmendev Mungrah, Divisional Manager à la RDA, devait pour sa part statuer : « General Construction avait la responsabilité de la construction et du design du pont du ruisseau du Pouce. C’est selon leur analyse que nous décidons d’aller de l’avant. Seules les “design procedures” sont présentées à la RDA. Nous n’allons pas en profondeur dans les procédures. » Questionné sur le fait que la RDA aurait pourvu un “risk-assessment” concernant les travaux, le témoin devait affirmer que « le “risk-assessment” n’est pas défini spécialement dans le contrat, mais en tant que contracteur, je suppose que lorsque General Construction a fait ses propositions, elle avait normalement fait un “risk-assessment” ». Interrogé ensuite sur le fait que le contracteur était mandaté pour dévier l’eau dans le cadre des travaux, le témoin devait affirmer que l’entrepreneur n’avait en aucun cas obstrué le cours de l’eau à cette occasion.