Alors que le rapport sur l’accident de Sorèze a déjà été bouclé et sera déposé au bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) en début de semaine, les familles qui ont perdu leurs proches dans les inondations du 30 mars attendent toujours que justice leur soit rendue. « Nous attendons toujours que le rapport de l’enquête sur les inondations soit déposé au DPP pour connaître enfin qui sont les véritable coupables », a soutenu Alan Wright au Mauricien.
Alan Wright craint que les inondations du 30 mars qui ont touché Port-Louis, enlevant la vie à 11 personnes, soient mises aux oubliettes. D’ailleurs, il dit attendre toujours que le rapport de l’enquête initiée à ce sujet soit déposé au bureau du DPP. « Je souhaiterai faire la lumière sur le décès de ma femme (NdlR : Sylvia, 48 ans) et de mon fils (Jeffrey, 18 ans). C’est une lutte que je mènerai avec les autres familles des victimes des inondations », explique-t-il. Un dossier qui a toute son attention.  « Je ne lâcherai pas tant que je n’aurai pas mes réponses. J’ai attendu de faire mon deuil. Aujourd’hui je suis là pour veiller à ce que d’autres familles ne vivent pas un drame identique ». M. Wright revient d’ailleurs sur sa dernière lettre à la State Property Development Company (SPDC). Une correspondance où il fait de nombreuses requêtes, y compris une réclamation de dédommagement de Rs 20 M ainsi que la fermeture totale des tabagies situées dans le passage souterrain, là où ont été repêchés plusieurs cadavres lors des recherches post-inondations. « D’autres commerces ne peuvent opérer en ces lieux, c’est un risque énorme surtout en cas de grosses pluies. Si mes requêtes ne sont pas prises en considération, je n’hésiterai pas à prendre des mesures légales. J’ai cru comprendre que la SPDC recherche actuellement d’autres commerçants pour reprendre les commerces situés dans le tunnel. Je ne compte pas accepter cela », martèle l’ancien adjoint maire de Curepipe. Le Mauricien a contacté la SPDC pour confirmer cette information mais sans succès. « Le directeur (qui était injoignable) est la seule personne à pouvoir fournir ce type d’informations », indique-t-on.
Alan Wright avance qu’il patientera jusqu’au 10 septembre pour connaître la position de la firme. Parmi ses réclamations : un nouvel emplacement pour son commerce.