« Les pluies de mercredi dernier ont tout détruit sur leur passage. Nous avons tout perdu. À l’intérieur des maisons, l’eau est montée à plus d’un mètre du sol. Mercredi, en voyant la tournure des événements, j’ai été voir le président du District Council afin qu’il fasse ouvrir le centre communautaire pour nous permettre de nous y refugier. Pour ce qui est de la nourriture, des habitants de Richelieu ont cotisé. Mais depuis vendredi, nous n’avons pas eu d’autre choix que d’aller frapper aux portes des maisons et boutiques du coin pour avoir de quoi manger », explique Maxwell Garnett, travailleur social et habitant la région, que Le Mauricien a rencontré. Si 15 familles ont pu regagner leur domicile jeudi après-midi, Maxwell Garnett nous dit que les 5 autres sont toujours au centre communautaire.
« Nous sommes dans une situation difficile car au centre communautaire, on nous demande de partir alors que nous ne savons pas où aller. Nos maisons sont trop en mauvais état pour y retourner. Les enfants sont malades, nous manquons d’eau et de nourriture », expliquent les cinq familles. À rue Bethouen, les habitants sont d’avis que ce problème d’inondation est dû aux infrastructures. « Depuis que les autorités ont fait goudronner la rue, nous avons de plus en plus de problème d’inondation, car les maisons se retrouvent désormais en dessous du niveau de la route. Nous n’avons même pas reçu d’aide et personne n’est venue visite nos maisons afin de constater les dégâts. Il faudrait nous accorder une aide pour pouvoir nous nourrir et reconstruire. Nous ne demandons pas beaucoup, juste de quoi manger, des matelas. Nous voudrions aussi que des médecins viennent ausculter les personnes âgées et les enfants car certains souffrent de diarrhée, entre autres, à cause de l’eau que nous buvons. »
Par ailleurs, les habitants appréhendent d’autres averses. « Je ne sais vraiment pas comment réagir et que faire s’il pleut de nouveau comme mercredi dernier. Les drains sont obstrués depuis longtemps et personne ne semble s’en soucier. Le village fait cuvette et l’eau reste dans les maisons », explique Janine Grégoire, une des sinistrés.