Après avoir observé le deuil en mémoire de leurs proches qui ont péri dans le tunnel du Caudan, les familles des victimes comptent réclamer des dommages à la State Property Development Company (SPDC). Dans un courrier, Alan Wright, ex-maire de Curepipe, réclame entre autres une réparation à hauteur de Rs 20 millions.
« J’avais promis de faire des démarches une fois mon deuil observé. C’est ce que je fais depuis le 4 août. Bientôt, je serai rejoint dans mon combat par d’autres familles, dont les proches ont péri dans les passages souterrains du Caudan lors des inondations du 30 mars », a expliqué Alan Wright ce matin au Mauricien. Dans une lettre à la SPDC, il réclame personnellement Rs 20 millions à titre de dédommagement pour les pertes subies le jour du drame. L’ancien maire de Curepipe est d’avis que la SPDC a pour responsabilité d’assurer la sécurité des entreprises et de ceux qui y travaillent. « Or, le jour du drame, les caméras de surveillance étaient défectueuses. Si elles étaient en bon état, les vigiles auraient ciblé le danger et pris les mesures nécessaires pour faire évacuer le tunnel dans les plus brefs délais », estime-t-il. D’ailleurs, soutient-il, le 5 août, lors d’une réunion informelle, il a informé la direction de la SPDC de la responsabilité de la compagnie après ce drame. Il a indiqué que l’emplacement des commerces dans le passage souterrain reliant le centre de la capitale au Caudan n’est pas adéquat et c’est pourquoi, il demande la fermeture totale des tabagies dans ce passage souterrain. Alan Wright souhaite que son snack soit relocalisé au Port-Louis Waterfront.
Par ailleurs, la responsabilité de ce drame incombe également à la Road Development Authority (RDA) ainsi qu’à la municipalité de Port-Louis. « Le nettoyage des drains et l’asphaltage des routes sont sous la responsabilité de la municipalité. Ce type de manquement ne peut être toléré parce qu’il a ôté la vie à plusieurs personnes », martèle-t-il.
Par ailleurs, il s’interroge également sur la cause de la mort de sa femme Sylvia, 48 ans, et de son fils Jeffrey, 18 ans. Il attend toujours, dit-il, le rapport de l’autopsie. Il parle également d’un « manque de transparence » dans cette enquête et pointe du doigt le « laxisme » des autorités à ce sujet.
Du côté du bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP), il est indiqué qu’aucun rapport n’a encore été déposé. Rappelons qu’après les inondations du 30 mars, le Directeur des poursuites publiques Satyajit Boolell a laissé entendre qu’une enquête judiciaire pourrait être initiée. Toutefois, à ce jour, le bureau du DPP n’a pas dévoilé son intention quant à ce dossier.
Les familles des victimes qui se réuniront en fin de semaine pour réfléchir sur la marche à suivre.