Répondant à une question de Pravind Jugnauth à la mi-journée lors du PMQT, le Premier ministre Navin Ramgoolam a indiqué que si l’acquisition d’un radar ne figurait pas au programme gouvernemental 2012-2015, c’est simplement « parce que le projet avait été finalisé ». Le chef du gouvernement a indiqué que d’ici à 2015, grâce à une aide financière du gouvernement japonais, les services météorologiques seront dotés d’un radar au coût de quelque Rs 500 M. Le bâtiment du centre météorologique devra être rasé dans ce contexte pour laisser place à un nouveau. Par ailleurs, le PM a ajouté que selon des anciens directeurs de la Météo, la présence d’un radar, le 30 mars dernier, n’aurait rien changé et des experts singapouriens, selon lui, abondent dans le même sens.
Selon Navin Ramgoolam, en mars 2003, le bureau du Premier ministre avait sollicité l’avis du ministre des Finances pour un prêt du Japon. Le ministre des Finances d’alors, dit-il, avait mis en avant que cette acquisition devait se faire tout en s’assurant que cela soit « value for money ». Par conséquent, selon Navin Ramgoolam, le projet n’a pas connu de suite. En 2006, sous son gouvernement, ajoute-t-il, une aide fut sollicitée de la Chine en vue de l’obtention d’un radar mais aucune réponse positive n’a été obtenue. En 2007, des contacts avaient été établis avec des Réunionnais en vue de considérer la possibilité d’un soutien de la France mais cette dernière a décidé d’installer un radar dans le sud-est de la Réunion. En 2009, une autre demande a été faite auprès du PNUD pour un « new radar weather system » mais cette requête devait également tomber à l’eau. Une autre demande auprès du gouvernement japonais devait porter ses fruits et en septembre 2009, une équipe d’experts visita les services météorologiques de Maurice. Une deuxième équipe visita le pays en 2010. Le Premier ministre s’est dit reconnaissant envers le gouvernement japonais. Selon lui, le « weather radar » est un équipement très sophistiqué dont le choix, les spécifications et l’installation requièrent des services d’experts qui ne sont pour l’heure pas disponibles localement.
Par ailleurs, répondant à une question du député mauve Steve Obeegadoo, au sujet du kreol morisyen, Navin Ramgoolam a indiqué qu’il « y a un nombre de questions que nous devrions d’abord étudier avant de considérer l’introduction de l’utilisation du kreol à l’Assemblée nationale ». Steve Obeegadoo lui avait demandé si le gouvernement autoriserait et faciliterait l’utilisation du kreol dans l’administration publique dont le Parlement, les autorités locales et les Cours de justice. Navin Ramgoolam a commencé par répondre que c’est le gouvernement actuel qui a donné une reconnaissance officielle à cette langue et c’est sous son gouvernement qu’a été instituée la Creole Speaking Union. Le kreol est, à son avis, largement utilisé déjà. Dans une question supplémentaire, Steve Obeegadoo devait faire ressortir au Premier ministre qu’en 2011, il avait déclaré qu’une fois qu’on serait tombé d’accord sur la graphie du kreol, l’introduction du kreol au Parlement prendrait quelque deux ans encore. À cette remarque, le Premier ministre devait réagir en disant « how unruly » le langage des parlementaires serait compte tenu de la situation déjà. À ces propos, Patrick Assirvaden devait lancer : « tro vilger ». Le député mauve ne lâche pas prise et souligne : « Improper language in the House is not always in creole. The word “shit” is not creole ». Et de poursuivre avec cette question supplémentaire : « Étant donné que maintenant, le kreol morisyen est standardisé, est-ce que le Premier ministre considérera d’afficher les annonces publiques en kreol également ? ». Le PM répond qu’il faut être prudent et ne pas penser que les Mauriciens ne comprennent pas l’Anglais et le Français.
Qui plus est, à une autre question du député Mahen Seeruttun sur le National Disaster Management Committee, le Premier ministre a indiqué que du 1er janvier 2013 au 14 avril 2013, le comité s’est réuni en huit occasions et que le Central Cyclone et autres Disaster Committees se sont rencontrés trois fois. Décision a été prise entre autres de renforcer les mesures de sécurité et d’initier des mesures efficaces pour les parkings souterrains. En outre, le ministère des Infrastructures publiques a demandé de suivre de près les zones à risques quant au glissement de terrain. Du 6 au 10 avril, a rappelé le Premier ministre, une équipe japonaise est venue assister le gouvernement à ce niveau. « The government is leaving no stone unturned » selon le Premier ministre.