Les conclusions de l’enquête judiciaire sur les inondations meurtrières, survenues le 30 mars 2013 et ayant fait 11 morts, ont été soumises par la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun la semaine dernière. Elle conclut qu’il n’y a pas eu d’acte de « foul play » mais déplore certaines lacunes, avant de rappeler que ces inondations résultent d’un « changement climatique avec des effets catastrophiques ».
L’enquête judiciaire, instituée par le Directeur des Poursuites publiques (DPP), pour faire la lumière sur les inondations du 30 mars 2013 aura duré plus de deux mois et comporte quelque 130 témoignages. La magistrate Ida Dookhy-Rambarrun, qui a présidé l’affaire en cour de district de Port-Louis, a rendu ces conclusions la semaine dernière. Selon elle, il n’y a pas eu d’acte de foul play. Elle a cependant souligné certaines failles à plusieurs niveaux contribuant aux inondations, notamment des constructions contre nature, voire illégales, sur les drains de la capitale. La magistrate évoque ainsi la construction d’aires de stationnement sur les drains d’Air Mauritius et de Rogers, parmi d’autres, en allant jusqu’au KFC à la rue La Chaussée. Concernant cette succursale du fast food, l’enquête judiciaire révélera que « la fondation du bâtiment est sur le drain et il crée un obstacle à l’écoulement de l’eau ».