Face aux inondations et accumulations d’eau répétitives à Amaury, particulièrement à Mosquée Road, les habitants menacent de manifester pour attirer l’attention des autorités. Ils disent qu’ils iront jusqu’à une grève de la faim si rien n’est fait pour leur venir en aide. Parmi eux se trouve la famille Eckburally, qui compte deux enfants en bas âge et dont la maison est toujours inondée malgré les efforts des pompiers pour évacuer l’eau. Et les pluies qui arrosent le pays depuis le matin n’améliorent guère la situation…
La maison de la famille Eckburally, sise à Mosquée Road, est toujours envahie par des eaux boueuses. Un verger se trouvant à proximité s’est transformé en piscine, ce qui fait que l’eau s’infiltre ainsi à travers les murs et les soubassements du bâtiment.
Les Eckburally doivent aussi faire face aux accumulations, après le débordement des drains qui ont été aménagés sur une partie de cette route menant à l’école primaire gouvernementale d’Amaury et des lieux de culte. Lundi, cette famille et d’autres habitants de Mosquée Road ont été victimes de la montée des eaux causées par les averses du week-end dernier dans le Nord. Ils ont subi des pertes en termes d’effets personnels et de denrées alimentaires.
Les pompiers de la caserne de Flacq ont eu fort à faire chez la famille Eckburally pour pomper l’eau boueuse qui arrivait presqu’aux genoux. Mardi, ils ont dû abandonner l’opération car l’eau ne cessait d’infiltrer dans la maison. Le sol était saturé après le précédent épisode des pluies torrentielles du 13 février. « Sali inn fann ar delo kinn rantre », déplore Mme Eckburally qui ne cesse d’éponger depuis dimanche soir.
La situation dans laquelle se retrouve cette famille aujourd’hui, indique-t-on, est inquiétante et nécessite une réaction prompte des autorités surtout que deux enfants de six mois et de 13 mois habitent cette maison. D’ailleurs, l’aîné a failli se noyer le week-end dernier après une chute. À ce moment-là, le niveau d’eau augmentait à vue d’oeil dans la maison. Il a été sauvé de justesse par sa mère.
La stagnation de l’eau au domicile des Eckburally représente par ailleurs une menace sanitaire car elle encourage la prolifération de moustiques et autres microbes dangereux pour la santé des enfants. « 24 lor 24 bizin alim sandal moustik », témoigne la mère des bébés.
Face à cette situation, les habitants se sont réunis mercredi soir en vue de décider de la marche à suivre. Cela fait la troisième fois en à peine 15 jours qu’ils sont victimes d’inondations. « Sak kout la pli-tombe, delo ress lor sime », déplore Ishad Dawoo, un des habitants. « De plis en plis, delo ogmante », ajoute pour sa part Mme Eckburally.
Les habitants veulent que les autorités réagissent au plus vite afin de trouver une solution permanente au problème d’inondations et d’accumulations d’eau dans cette rue. Ils menacent d’avoir recours à des solutions radicales, notamment une manifestation et une grève de la faim.
« Nous ne resterons pas les bras croisés si les autorités ne réagissent pas au plus vite », affirme pour sa part Yashin Eckburally. De plus, avec les pluies qui arrosent le pays depuis ce matin, l’eau continue d’entrer dans sa maison. « Depi 4 h gramatin, nou pe lev bann zafer pou met zot laho », ajoute M. Eckburally.