Environ sept mois après les inondations meurtrières du samedi 30 mars faisant un total de onze victimes — dont six corps retirés du passage souterrain pour piétons reliant la Rogers House au Caudan —, les équipes de sauveteurs de la police ont affronté de nouveau le « tunnel de la mort » dans le cadre d’un full-scale flooding simulation exercise. À cet effet, une importante mobilisation est prévue dès 6 heures ce matin dans les parages du Caudan Waterfront avec la participation des nageurs professionnels de la National Coast Guard, des éléments de la Special Mobile Force, entre autres. Le but de cette mission : évaluer les procédures d’intervention en cas de crise.
Les informations recueillies de sources policières autorisées indiquent que cet exercice de simulation a été minutieusement préparé par les responsables concernés en vue de placer des équipes de secours face à une situation complexe. Ce flooding simulation exercise figure à l’agenda à cette période de l’année compte tenu des grosses pluies attendues pour la période novembre-décembre avec des éventuelles risques d’inondations. L’objectif premier de cet exercice est de tester la coordination des services de la force policière et d’évaluer la communication de crise en cas d’urgence.
Les failles et les points forts démontrés par les unités déployées sur le terrain ce matin feront l’objet d’un debriefing à la fin de l’exercice. L’opération devrait débuter dès 6 heures du matin avec la participation de la State Property Development Co Ltd, la Mauritius Port Authority, Rapid Security Services, Caudan Security, les propriétaires des commerces des tunnels Sud et Nord, les nageurs professionnels de la National Coast Guard, des éléments de la Special Mobile Force, les sapeurs-pompiers, la police régulière et la Traffic Branch. Le tunnel souterrain pour piétons reliant la Rogers House au Caudan et celui se trouvant sur l’esplanade du Caudan seront fermés durant toute la durée de cet exercice.
D’autre part, compte tenu du choc et du traumatisme vécu lors des inondations meurtrières du 30 mars, les autres objectifs de cet exercice sont de sensibiliser l’opinion publique sur les dangers potentiels des pluies torrentielles et des inondations et les partenaires sur les procédures mises en place pour contenir de telles situations et faire régner la confiance au sein de la population en démontrant l’efficacité des unités d’interventions de la force policière. Il y a sept mois, six des onze victimes des pluies diluviennes n’ont pu échapper aux rapides torrents dévalant les escaliers menant au tunnel du Caudan dans les deux sens, que ce soit du côté de la Nationale où de l’enceinte du Caudan.
Les deux premières victimes retirées du tunnel par des équipes de sauveteurs de la police étaient Sylvia Wright, 46 ans, habitant Curepipe et gérante d’Allanas Boutik à l’entrée du passage pour piétons, et son fils, Jeff, 18 ans. Les quatre autres personnes qui ont péri dans le tunnel du Caudan sont très proches l’une de l’autre également. Toolsdyraj Ramdharry, 29 ans, s’occupait de la Friendly Boutik. Vikash Khoosye, 26 ans, employé dans un Call Centre, était venu prêter main-forte à son copain. Amrish Tewary et Trishul Tewary, des cousins germains de Toolsdyraj Ramdharry, étaient passés rendre visite à celui-ci après avoir assisté aux courses au Champ-de-Mars. Au cours de cette opération du 30 mars dans le « tunnel de la mort », les équipes de la police ont été mises à rude épreuve avec des recherches de plus de 24 heures.