La maison des Bonmarchand à Souillac a reçu la visite de voleurs à deux reprises depuis le début de l’année. Le dernier forfait a été commis dimanche avec un butin estimé à Rs 85 000. « Zot inn kraz vit laport pou rant dan nou lakaz », raconte Maili Bonmarchand qui dit vivre aujourd’hui dans la peur.
Maili Bonmarchand, habitant Souillac devait, à son retour chez elle, découvert dimanche que des vitres d’une des portes de sa maison avaient été brisées. « Tou ti an dezord. Zot inn fouy dan mo lasam. Zot inn kokin bizou, linet mo misie, laparey foto. Zot mem inn pran enn trouso lakle », dit-elle visiblement en colère.
En effet, ce n’est pas la première fois que la famille Bonmarchand est victime de vol. Le 30 janvier, Maili Bonmarchand, son beau-frère et sa nièce ont été attaqués par quatre individus encagoulés. « Mon époux, un ressortissant français, se trouvait alors à La Réunion pour un traitement médical. Ces quatre hommes nous ont menacé avec des couteaux », se souvient notre interlocutrice.
Avant de prendre la fuite, les voleurs ont fait main basse sur « tou bann zafer ki ena valer : laptop, Iphone, sak, larzan ek bann zafer ki ti pou mo ser ». Le tout d’une valeur de Rs 200 000. Maili Bonmarchand explique que la police a pu mettre la main sur trois d’entre eux. Ces derniers, qui ont reconnu les faits, ont été libérés sous caution. « Zot ti rest dan le anviron mem », précise-t-elle.
Malgré tout la famille Bonmarchand n’a jamais retrouvé ses biens. « Cette expérience nous a traumatisé. J’ai du mal à trouver le sommeil le soir. Mo per zot revini ankor », dit Maili. Sa nièce, ajoute-t-elle, suit désormais un traitement psychologique et refuse de venir chez elle.
Maili Bonmarchand explique par ailleurs qu’elle ne peut faire installer des antivols dans sa maison faute de moyen. De plus les Bonmarchand disent ne pas comprendre pourquoi les voleurs s’acharnent sur eux. « Nous ne sommes pas riches. Mon mari ne reçoit qu’une petite pension de son pays », déclare-t-elle. Avant de venir à Souillac, cette famille a habité pendant dix ans à Blue-Bay où, dit Maili, « nous n’avions jamais rencontré de problème ».