Alors que le board de la Private Secondary School Authority (PPSA) doit incessamment se rencontrer pour ratifier la liste des collèges autorisés à fonctionner en 2015, en se basant sur les rapports des Supervisors de cet organisme, il n’y a eu aucune inspection jusqu’ici dans les établissements à Rodrigues ainsi que dans l’unique collège d’Agalega. Les officiers attendent toujours le feu vert de la direction pour faire ce déplacement, et ce alors que, selon nos informations, ils lui ont soumis le dossier depuis juin dernier.
Il est bon de savoir que la PSSA entreprend une évaluation annuelle des facilités pédagogiques/sportives/récréatives dans chaque collège ainsi que leur environnement physique en vue de déterminer le montant des grants qui sera alloué à chaque établissement. Les officiers de cet organisme se basent sur leurs observations au cours de cet exercice lorsqu’arrive le moment d’analyser les demandes de registration et de permis d’opération/demandes d’introduction des nouvelles matières pour l’année scolaire suivante.
Le contrôle pour l’année 2014 a démarré tardivement en raison des grincements de dents du côté de certains managers. Mais il a bien eu lieu, finalement, dans tous les collèges grant-aided à Maurice. Problème : ce contrôle est incomplet puisque les collèges à Rodrigues n’ont pas encore reçu la visite des Supervisors de la PSSA alors que le calendrier scolaire a déjà pris fin. À noter que le secondaire, à Rodrigues, comprend uniquement des collèges privés, soit les établissements de REDCO, six au total : REDCO Maréchal, REDCO Mont-Lubin, REDCO Grande-Montagne, REDCO Le Chou, REDCO Citrodonis et REDCO Terre-Rouge. Autrefois, les Supervisors de la PSSA se rendaient trois fois par an dans l’île, mais en raison de contraintes budgétaires, il n’y en a désormais qu’une seule. Selon nos informations, le département des Supervisors aurait   soumis depuis le mois de juin sa proposition pour le calendrier de l’inspection des collèges à Rodrigues pour 2014, afin qu’elle soit approuvée par la direction, et aurait envoyé à deux reprises un mémo à ce sujet.  Depuis le début de la semaine, la question a été évoquée à nouveau mais, ce matin, la direction n’avait toujours pas pris de décision au sujet de ce déplacement.
Pourquoi ces inspections sont-elles importantes ? Les Supervisors cherchent-ils « la petite bête », comme l’affirment certains directeurs de collèges ? « Il nous faut voir si les collèges à Maurice et à Rodrigues respectent les recommandations que nous faisons après chaque inspection. Les petits détails auxquels nous faisons attention visent l’intérêt des enfants. A titre d’exemple, les équipements dans les laboratoires  de science sont-ils en bon état ? Ou encore où sont gardées les solutions pour les expériences ? » répond l’un d’entre eux. « Nous notons qu’il y a une amélioration dans les collèges grâce à ces inspections », affirme cet officier de la PSSA.
Les collèges sont avertis bien en avance de la date de la visite des Supervisors pour cette inspection annuelle, qui couvre l’ensemble de l’établissement. Cependant, les officiers de la PSSA reconnaissent qu’une seule inspection est loin d’être suffisante, car il n’est pas rare que, dans certains collèges, une fois l’inspection terminée, les élèves soient privés de certaines facilités, à l’instar des équipements sportifs et des ordinateurs. C’est pour cette raison que les Supervisors font  des petits contrôles de routine sans annoncer leur arrivée. « Nous sommes sur le terrain pour veiller à ce que les ordinateurs, qui sont destinés aux élèves, ne retournent pas dans l’administration ou qu’ils n’aient pas carrément disparu de l’école. Durant une de ces visites surprises dans un grand établissement, les équipements sportifs étaient enfermés dans une armoire pendant que des élèves jouaient au foot avec une bouteille en plastique… On avait aussi enlevé le filet sur le terrain de volley-ball. Parfois, on découvre même que les laboratoires et les bibliothèques sont… fermés », relate un Supervisor. Selon lui, ses collègues et lui augmenteront les visites surprises l’année prochaine grâce à une augmentation de leur effectif. Le département des Supervisors compte aujourd’hui 12 personnes, au lieu de huit.