La Mauritius Yachting Association (MYA) pourrait changer de nom. Mais pour commencer, il faudrait intégrer le kite surf, une idée lancée lors de la dernière réunion du comité exécutif de la MYA. Le but derrière cette manoeuvre est d’attirer plus de licenciés. « Nous avons remarqué que nous avons formé des jeunes qui après, délaissaient la voile pour se mettre au kite surf », confie Jean-Edgar Merle, secrétaire général de la MYA.
La nécessité d’intégrer le kite surf sous la bannière de la MYA est venue de beaucoup de choses. « Dans un premier temps, il s’agit d’apporter un gros dynamisme à la voile en général. Le kite surf est une discipline qui fait plus jeune, plus fun et attire plus de monde », souligne le secrétaire général.
L’exode des jeunes, qui sont passés de la voile traditionnelle vers le kite surf, a fait que Maurice a perdu nombre de ses médaillés potentiels. « Aux JIOI 2011, on n’a pas eu les résultats espérés. En fait, ce mauvais score est dû au départ d’éléments prometteurs pour le kite surf. Et il y a également une absence de résultats sur la scène internationale », avance encore Jean-Edgar Merle.
A en croire ce dernier, les kite surfeurs seraient intéressés à se fédérer. Mais le seul obstacle serait l’appellation de l’association. « Évidemment, ils ne font pas du yacht. D’où l’idée de changer l’appellation de l’association. » Dans la pratique, le nom de la MYA pourrait devenir la Mauritius Sailing Association (MSA).
Le kite surf étant une discipline reconnue par l’International Sailing Association, les procédures de rattacher les kiteurs locaux à la MYA en sont grandement facilitées. « Cependant, il nous faudra mettre en place les structures nécessaires, dont les clubs. Cela va aider à dynamiser la discipline », affirme Jean-Edgar Merle. Le kite surf est composée de trois styles : la vitesse, la figure et la vague. Pour la petite histoire, le kite surf est au programme des disciplines des JO 2016, à Rio au Brésil.
Afin d’aider à intégrer le kite surf en douceur, la MYA pourrait bénéficier de l’aide du shaper Britannique Matthew Pendle, qui s’est établi à Maurice il y a près de dix ans. « Il nous sera d’une très grande aide pour cela », fait ressortir le secrétaire général.
En acceptant d’intégrer le kite surf à sa palette de disciplines, la MYA pourrait ainsi faire un grand pas vers les JIOI 2015. Certes, la liste des disciplines n’a pas encore été finalisée, mais il se pourrait que la voile — ou une discipline assimilée — soit de la partie à La Réunion.
« Les JIOI sont une étape vitale pour nous. C’est l’occasion pour nous de renouveler notre matériel. » Mais avant d’intégrer une nouvelle discipline et changer le nom de l’association, il faudra passer par la case de l’AG, qui verra en même temps un nouveau bureau être élu. Et choisir de dire oui à une nouvelle discipline, c’est aussi pérenniser un sport qui brille sur la scène internationale. « Il nous faut suivre l’évolution. Sinon, tout le travail qu’on aura fait n’aura servi à rien. »
Il ne reste donc qu’à connaître la date de l’AG, où seront adoptés les nouveaux statuts de la MYA et l’intégration du kite surf.